‹ Les Actions Dynamiques du Psychisme sur le Physique: Essai de Confrontation des PsychothérapiesChapitre 10 sur 17 · LES ÉPINES ORGANIQUES · texte numérisé non relu

LES ÉPINES ORGANIQUES

Nous avons souligné le rôle que jouent, dans la genèse des symptômes somatiques des névroses, les malaises qui ont déjà été éprouvés. Les voies associatives qui conduisent à ces malaises sont plus directement accessibles que les autres, du fait que l'inconscient les connait déjà. En effet, les choses se passent parfois comme si les symptômes étaient provoqués par la mise en branle de mécanismes préformés. C’est assurément le cas pour les palpitations nerveuses, les évanouissements, pour la boule hystérique, les sueurs, certaines quintes de toux, certaines crises d'asthme, le spasme du pylore, etc. Le névropathe (1) utilise le plus volontiers ces symptômes comme point de départ d’une maladie. |

Les mécanismes qui correspondent à ces symptômes existent chez tout le monde. Il est donc à la portée de tout le monde de devenir névrosé. Redisons plutôt, pour ne choquer personne — car on continue, hélas, d’attacher à ce terme de névrosé un sens dépréciatif, — que n'importe qui peut, dans certaines conditions, présenter des symptômes névrotiques.

Et cependant tout le monde ne devient pas névropathe. C'est qu'il y faut des causes prédisposantes : la constitution névropathique, et le concours de causes déterminantes : les événements affectifs.

(1) On nous pardonnera de ne pas établir nettement, ici, les différences théoriques entre névropathie et hystérie. Cette discussion sortirait du cadre de notre sujet. Nous n'éprouvons d’ailleurs aucune gêne à dire que les principes des mécanismes qui entrent en jeu nous apparaissent très analogues dans les deux cas.

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