‹ Les Actions Dynamiques du Psychisme sur le Physique: Essai de Confrontation des PsychothérapiesChapitre 14 sur 17 · LES THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

LES THÉRAPEUTIQUES

Les Médecins

Malfaiteurs ingénus….

Il ne faut pas se montrer trop pessimiste : encore que nous ne soyons à aucun degré préparés par nos études à la pratique de la psychothérapie, nous obtenons quotidiennement la guérison de petites affections contre lesquelles il n’existe pas de traitement spécifique. Et cependant, Dieu sait à quel point nous sommes, pour la plupart, dépourvus de toute notion précise concernant le dynamisme du psychisme. Par quoi avons-nous action sur les malades ? Par les seuls médicaments que nous leur prescrivons ? C’est peu probable : il arrive si souvent que les thérapeutiques chimiques n'aient aucune influence sur l’organisme. Car c’est un fait remarquable que les drogues souvent échouent quand nous leur laissons le soin de faire notre besogne. Nous l’avons tous éprouvé au cours de la pratique médicale : pour n'avoir pas recherché un rapport affectif avec le malade, le remède prescrit est demeuré inefficace. C’est que nous avions négligé l’élément essentiel de la guérison : la collaboration du malade, en ne sollicitant pas chez lui l’idée de guérison, qui soutient la médication, qui prolonge, par un banal phénomène de transfert affectif, l’action propre du médecin. Dans toute psychothérapie, les drogues ne doivent que « préparer le terrain où va s’aventurer l'assaut des arguments ». (GiLLes.) On le voit d'emblée, la plus grande part de l’action du médecin réside dans le transfert affectif du malade sur le médecin. Ce transfert se produit généralement à l'insu de l’un

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