AUGUSTINE DUVERGER
Il y a seulement une douzaine d'années, nous aurions peut-être hésité à admettre M"* Duverger dans notre pilerie biographique ; elle aurait eu le droit d'y prendre place comme jolie femme, mais à nos yeux ce n*est pas un titre suffisant.
Or, voilà qu'aujourd'hui elle y entre tout naturellement et la tête haute, comme comédienne de talent, en un mot comme artiste.
C'est à Toulon, puis à Rouen — avec M"* Marie-Laurent, Paul Bondois, et Leclère — et à Marseille enfin — à côté de M"' Perrier, qui devint M"* Lacressonnière — que nous la trouvons, toute jeune, faisant ses premiers pas, glanant ses premiers succès, cueillant ses premières roses.
De Marseille, elle vint à Paris, et, sur la recommandation de Lepeintre jeune, M. Dormeuil l'engagea au théâtre