‹ Les Actualités chimiques;Chapitre 15 sur 83 · REPONSE A LA « DEROUTE DE L ATOMISME · texte numérisé non relu

REPONSE A LA « DEROUTE DE L ATOMISME

nomènes de la chaleur, du rayonnement, de rélectricité, du magnétisme, de la chimie sont en réalité des notions mécanique les apparences ».

M. Ostwald nous parait bien sévère, en particulier pour 1 ondulatoire de la lumière qui, dit-il, a été enterrée sans remplacée par la théorie électromagnétique ; il considèr comme de beaucoup supérieure à la première, qui suppose doué de propriétés qui semblent contradictoires ; pareil défai pas être reproché à la seconde, puisque « l'immortel Hert; elle doit tant, renonce expressément à y voir autre chose q tème de six équations différentielles ».

Il reste à savoir si ce système d'équations suscitera a travaux et de découvertes admirables que les images m( de Huyghens, d'Young et de Fresnel. Celles-ci sont incc soit. Elles expriment au moins une partie de la vérité que non chons. Si Texpérience vient à les dépasser, à les contredir point, c'est elle-même qui fournira le moyen de les complet corriger, de nous élever d'une notion étroite et bornée des lo tains phénomènes à une notion plus étendue, plus compréh plus exacte, mais destinée, sans doute, à faire place à u plus générale encore.

C'est ainsi que marche la Science, pas à pas et pour ain tâtons, comme nous le montrent les découvertes étonna surgissent de temps à autre et qui viennent bouleverser i sur tel ou tel point, malgré les progrès immenses qu'elle a fai un siècle. Il est permis de douter qu'elle les eût réalisés, s fût bornée à exprimer par des équations les connaissances i en se contentant de déduire de celles-ci les conséquenci étaient virtuellement contenues.

Nous ne pouvons croire que ce soit là le fond de la p( M. Ostwald et qu'il montre comme un pas en avant le n ment de la méthode expérimentale et inductive par la déductive, qui depuis les philosophes grecs a tellement r progrès scientifique. Sa préoccupation paraît avoir été f réagir contre les représentations mécaniques ou physiq nous cherchons à nous faire des phénomènes. « A c demandent quelle image de la réalité il nous restera, renoncer aux atomes, à la mécanique, » il répond : « Mai

RÉPONSE A LA « DÉROUTE DE l'aTOMISME »

c'est uniquement la valeur exclusive que M. Ostwald a voulu donner.

Ceux qui liront le livre que j'ai Thonneur de présenter au public qui se recommande par lui-même, étant le résultat d'un enseigi ment de six années fait à TÉcole supérieure de pharmacie de Pai comprendront facilement combien il serait vain et illusoire desupj mer les hypothèses et les symboles qui servent en chimie à encli ner les faits, à représenter les transformations, à soutenir la mémoi sans mettre à leur place quelque chose de plus satisfaisant. Ces hy thèses et ces symboles ont été et sont chaque jour des guides fidè dans la découverte de faits nouveaux, et personne ne pourrait c tester l'action puissante qu'ils ont exercée pour le progrès de la chin

L'Énergétique saurait-elle nous en offrir autant?

M. Béhal, qui a eu le mérite d'introduire le premier la notation ce qui vaut mieux, les idées atomiques dans l'enseignement l'École de pharmacie, et qui est non seulement un professeur ph d'entrain, mais un chercheur habile et heureux, a su donner à s livre ce double caractère théorique et pratique. Il y a fait une la] part aux généralités, en appuyant particulièrement sur ce qui c< cerne la détermination des poids moléculaires par les métho( physico-chimiques les plus récemment introduites, et sur les cor dérations stéréochimiques dont la valeur pratique a été établie, en autres, par les magnifiques travaux de M. E. Fischer sur matières sucrées. Dans les généralités comme dans la description ( corps et de leurs propriétés, il s'est attaché à suivre l'ordre rationi suivant lequel procéderait un chimiste dans son laboratoire.

Abondance de faits, connaissances pratiques permettant d'élimii ceux qui sont sans importance réelle et de mettre les autres dî leur vrai jour, enchaînement rationnel et commode, tout cela dor une valeur sérieuse au Traité de Chimie organique de M. Béhal. ne semble pas que ceux qui l'auront étudié puissent conservei l'égard de la théorie atomique les scrupules de M. Ostwald ; celle constitue un ensemble fort présentable, que rien ne saurait actuel ment remplacer, et qu'en héritiers respectueux mais indépenda] de la génération qui disparaît, les chimistes d'aujourd'hui peuvi accepter sans crainte, quoique toujours sous bénéfice d'inventaire

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