Biographies Firmin-Didot et Michaud
dit l'histoire, dans la conspiration de Cellamare, il reparut à Rome en 1718. Ses contemporains le tenaient pour un homme d'esprit, de beaucoup de ressources et d'un goût distingué en matière dart. Voltaire l'a chanté et le portrait que nous mentionnons ci-dessus dit de lui, dans des vers assurément moins faciles que ceux du malin poète :
Ce grand homme à son nom illustre Sent tant de mérite attaché, Que, pour reprendre un nouveau lustre, La pourpre le vint rechercher.
II visitait souvent et par des occasions toutes naturelles le local de l'Académie et comme le cardinal de Rohan, le duc de la Rochefoucauld, Watelet, et tant d'autres amateurs français et étrangers, il accueillait gracieusement les pensionnaires du Roi. C'est ainsi qu'il se rendit probablement compte des dispositions singulières que révélait Lambert-Sigisbert. Une lettre de Wleughels, datée du 22 mai 1724, nous apprend même comment s'établirent les relations entre le cardinal et l'artiste. « Un des sculpteurs nommé « Adam, qui est Lorrain, fit voir à Son Excellence deux bustes qu'il « a travaillés, représentant un Neptune et une Amphitrite qu'il a « faits par étude. Ces deux morceaux plurent si fort au cardinal, « qu'il les a pris pour orner son appartement'. » De la galerie Polignac ces deux bustes passèrent dans la suite à Potsdam'.
Adam n'avait donc point perdu de temps et dès son arrivée à Rome il s'était mis intrépidement au travail. Son installation se terminait à peine que déjà il copiait et formait son goût d'après les bons modèles. Une des dernières pièces de la correspondance de