‹ Les Adam et ClodionChapitre 112 sur 177 · SAINTE CÉCILE · texte numérisé non relu

SAINTE CÉCILE

Figure en marbre par Clodion. — Cathédrale de Rouen.

sollicitations et de contestations continuelles, qui tiennent une place beaucoup plus large qu'on ne pourrait le penser dans la correspondance des sculpteurs. En ce qui touche notamment ce bloc de marbre de proportions si anormales, pour lequel l'abbé Terray demandait tant d'avis éclairés, une solution ne fut vraiment adoptée que six annéesplus tard', en 1780 (2 mai), où l'artiste, consulté de nouveau, donnait un dernier avis qui fut aussitôt suivi.

Clodion réalisait à cette époque, chose bien rare pour un artiste, quelques bénéfices sur ses œuvres. A côté du nombre considérable de petits sujets qu'il vendait à un fort bon prix, ses grandes figures lui constituaient des rentrées que ses clients payaient exactement. 11 recevait par cette voie, en 1774, des acomptes de 3, 000 et 2,000 livres-; en 1773, de 5, 000 livres; en 1777, de 3,000 livres encore, sur ses ouvrages à la cathédrale de Rouen, et 2,000 livres en 1776, dont il donnait quittance par deux actes séparés : le 21 janvier d'abord, en un pli à l'adresse de « M. Marye de Merval, rue de l'Écureuil, à Rouen :

Monsieur, j'ay l'honneur de vous faire part que j'ay reçu les cent pistoles que vous m'avez fait passer en une lettre de change sur M. Le Couteulx de Paris, vous voudrez bien en agréer mes remerciements et me croire très sincèrement, monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

Signé : Ci. odion.

Puis, en une nouvelle lettre à la même adresse, du 18 septembre :

Monsieur, j'ay reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, dans laquelle étois inclus une lettre de change de 1,000 livres, laquelle somme

I. Archives nationales. Enregistrement et transcription de lettres adressées au Directeur général, O* i232.

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