‹ Les Adam et ClodionChapitre 115 sur 177 · Nouvelles Archives de l'Art français · texte numérisé non relu

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vingt-quatre mille livres pour le groupe et six mille livres pour le bas-relief.

Clodion se mit promptement au travail, quelles qu'aient été d'ailleurs les clauses de l'acte qui le concernait. II le poussa même avec assez d'ardeur pour que le modèle en plâtre, de la même proportion que le groupe définitif, se trouvât placé à la fin de l'année 1779, et prêt à être reproduit en marbre, ainsi que l'indique un passage du long rapport présenté aux états, le 3 janvier 1780, par l'archevêque de Narbonne. Les retards qu'occasionnèrent, après cette date, le choix des collaborateurs de Clodion, le temps qu'il fallut à chacun de ceux-ci pour livrer son modèle et composer ainsi un ensemble ; tout cela, disons-nous, retarda l'exécution en marbre du projet, jusqu'à l'heure où la Révolution l'ajourna indéfiniment. Les plâtres restèrent probablement sur la place du Peyrou tant qu'un citoyen vraiment ennemi de la tyrannie ne fit pas disparaître avec eux les souvenirs d'un passé odieux.

Le sculpteur, absorbé, enchaîné, les mains liées par ces grands ouvrages, avait pour quelque temps laissé presque complètement de côté ces figures de petites dimensions que les amateurs lui achetaient avec tant d'empressement ; toutefois, on peut rapporter à cette époque quelques-unes de ses productions ordinaires, notamment un beau bas-relief de Bacchantes et d'enfants, daté de 1773 ; un autre bas-relief, ^mo«r implorant une Nymphe (1776); enfin un troisième. Bacchante entourée d'enfants satyres (1776); ce dernier faisait partie de la vente du baron Thibon. II renonçait également et presque par force à exposer aux Salons de 1775 et 1777.

« Les productions de la sculpture, » disait le courriériste du Mercure de France à propos de l'exposition de 1775, « n'ont pas « été bien nombreuses cette année. Différents modèles en plâtre,

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