‹ Les Adam et ClodionChapitre 129 sur 177 · Meyer, Fragments sur Paris · texte numérisé non relu

Meyer, Fragments sur Paris

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et, bien plus, des hommes parfaitement décidés à faire bon marché de leur amour-propre d'artiste, à copier servilement les modèles qu'il ne pouvait terminer au milieu de ses nombreuses occupations, à s'assimiler si parfaitement sa manière, qu'il est difficile de distinguer leurs bons ouvrages de ses médiocres créations. En retour de ces services, il les associait, comme nous l'avons déjà dit, à ses entreprises, partageait avec eux les bénéfices, les secourait au cas échéant, et tentait de les faire connaître par tous les moyens; mais encore cette opération n'était-elle pas aussi facile à conduire qu'elle pouvait le paraître au premier abord. Ils ne pouvaient exposer aux Salons, puisqu'aucun d'eux ne faisait partie de l'Académie royale, et celle de Saint-Luc, qui leur aurait servi d'intermédiaire auprès du public, fermait à ce moment ses portes par ordre supérieur.

Un original, quelque peu aventurier, l'ancien prétendant à la main de M"" Philippon, qui lui préféra l'austère Roland', le sieur Pahin de la Blancherie, leur tint lieu de ce qui leur manquait de ce côté. Il avait tout d'abord, vers la fin de l'année 1777, fondé un journal au titre prétentieux de Correspondance générale sur les sciences et les arts, ou Nouvelles de la République des lettres. Dès le premier jour, cette nouvelle publication se soutint péniblement. Les seuls exemplaires que l'on écoulait étaient ceux que La Blancherie distribuait gratuitement et imposait plutôt au public, à ses confrères, qu'il assiégeait de réclames, aux artistes, à l'Académie -.

C'est alors que le journaliste malheureux imagina, pour soutenir cette entreprise languissante, de la compléter par l'adjonction

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