‹ Les Adam et ClodionChapitre 139 sur 177 · COMMÉMORATIF DE L'ASCENSION DE CHARLES ET ROBERT · texte numérisé non relu

COMMÉMORATIF DE L'ASCENSION DE CHARLES ET ROBERT

Terre cuite par Clodion.

A ces questions on répondait « qu'on ne les avait pas trouvés

« assez beaux pour être soumis au jugement du public; qu'au surce plus, à l'occasion, on en jaserait plus amplement et d'une ma- « nière positive ». On en jasa peut-être; mais, en tout cas, on ne fit rien, et cette affaire tomba dans l'oubli.

Puis, après cela, notre artiste se tint absolument à l'écart. A peine savons-nous qu'il termina, à l'église Notre-Dame de Rouen, l'œuvre de décoration qu'il avait commencée en 1774. H fit, pour surmonter le jubé, un Christ de métal et de grandes proportions, où il montrait, comme du reste en plus d'une occasion, qu'il savait, aussi bien qu'aucun de ses contemporains, concevoir et exécuter de grandes figures. D'autre façon, son nom ne paraît plus une fois en dix ans dans ces volumineux registres, pleins de réclamations, de sollicitations, de suppliques, pour des pensions, pour des logements, pour des commandes, pour des secours de toute espèce. Il voit passer sans mot dire le règlement de la succession de Chardin, décédé ', dont héritent Vernet et Amédée Vanloo, tandis qu'Allegrain prend possession du logement du grand artiste. Il voit Pigalle, Belle et Caffieri - se disputer les dépouilles de Dumont le Romain : le premier, recevant 600 livres de pension, Belle 200, et Caffieri, « qui n'a encore joui d'aucune grâce », 800 livres; puis, à la mort de l'ancien Directeur de Rome, de Halle % Dandré Bardon prendre 400 livres de sa pension ; et lorsque Pigalle meurt, le 20 août 1785, sa rente annuelle de 2,g5o livres se partager entre Amédée Vanloo *, qui bénéficie par ce fait de 200 livres, Brenet de 200 livres, Duplessis de 400 livres. César Vanloo de 5oo livres. Il ne fait pas une démarche pour figurer sur la liste des artistes employés aux travaux de l'État, qu'on se dispute avec plus

1. Archives nationales, Correspondance du Directeur général. Lettre du i3 décembre 1781.

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