Baltard, Monuments publics de Paris
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école? Mique, un compatriote de Claude Michel, signalé comme agent de Marie-Antoinette Capet; l'architecte Poujet et le musicien Gossec,qui se défendent d'avoir jamais été royalistes' ; un membre de l'Académie, Girault, qui réside à Rome depuis le mois de septembre 1789, qu'on accuse d'avoir émigré et dont on confisque les biens; sans compter tous ceux qu'on inquiète, qu'on menace, qu'on met préventivement sous les verrous'. Et jusqu'à Louis David, qui a donné cependant des preuves de véritable sans-culottisme, qui a osé s'écrier dans une réunion de l'Assemblée du Louvre « qu'on « pouvait tirer à mitraille sur les artistes, sans crainte de tuer un (f seul patriote «, que l'on tente de faire passer pour suspect et à qui l'on écrit :
A David, cy-devant peintre du roy, aiijourd'lmi représentant du peuple.
Je croyais qu'il n'y avait point de calomniateur sur la montagne. Hier samedi 20 avril, à g"" du soir, tu m'as injurié publiquement en pleine Convention, tu m'as appelé aristocrate. On t'a mal informé. Sais-tu ce que c'est qu'un aristocrate? C'est, par exemple, un artiste, eût-il peint les Horaces, Brutus et Socrate, qui a mis Jadis son talent aux gages d'un roi. Comme toi, je n'ai jamais été d'une Académie protégée par un roi. Comme moi, tu n'as jamais été honoré de la haine des rois, des ministres, des parlements et des prêtres. J'étais patriote avant toi, plus que toi je suis républicain. Car je le suis avec connaissance de cause. Tu me dois réparation, je te la demande, je l'attends.
S'/^ne : Sylvain Maréchal.
A la bibliothèque Mazarine.
Clodion redoutait, non sans raison, de semblables accusations qui, débitées sur son compte, auraient rencontré plus de crédit près d'un tribunal révolutionnaire. Il prit le large et chercha tout natu-