VASE PAR CLODION
Musée d'Orléans.
parmi les modeleurs qui furent le plus imités à Meissen, à Luné-
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ville et à Niederwillcr. Ses élèves, et notamment ses frères et Marin, suivirent la même voie, en contribuant dans une large mesure à la vogue de nos établissements français.
Clodion possédait trop l'habitude d'un labeur incessant pour que, malgré les circonstances défavorables, malgré l'âge qui refroidissait sa verve (il atteignait soixante ans), il se contentât de ce travail fait pour ses heures de loisir. Il mit son talent au service des riches particuliers de Nancy, et, pendant qu'il y résidait, décora plusieurs de leurs habitations, une, entre autres, de cinq charmants bas-reliefs, que plusieurs auteurs ont attribués à Le Mire, mais qui nous ont paru être bien dans son style. Toutefois, son œuvre principale se trouve dans la rue Saint-Dizier. Il s'y employa au compte d'un marchand de fer qui avait décidé de bâtir sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Roch, où, par une singulière coïncidence, Claude Michel avait été baptisé. Un amateur lorrain l'a ainsi décrite : « La maison sise rue Saint-Dizier « attire les regards par la fermeté de son architecture et ses belles « proportions. Elle est encore ornée de charmants bas-reliefs de « Clodion; malheureusement, par suite de sa nouvelle destination, « le principal sujet a dû faire place à une enseigne; mais il a été « conservé et placé dans le fond d'un magasin. Tous les bas- « reliefs, trophées, ont rapport au commerce et à la fabrication « du fer\ sujets parfaitement en rapport avec la profession du « propriétaire. » Une inscription gravée sur une plaque de marbre, qu'on a retrouvée dans la même maison, établit que la première pierre en avait été posée en juillet lygS. L'œuvre du sculpteur date assurément d'une époque postérieure, de 1795 ou 96, suivant toute vraisemblance. On lui confia de même l'ornementation de quelques intérieurs, de dessus de porte notamment, ouvrage dont il s'acquitta