Dingc, Notice sur Clodion
3 mai 1809, dans une maison de la rue Jacob', comblé d'honneurs et de distinctions : membre de l'Institut depuis sa fondation, chevalier de la Légion d'honneur et professeur de l'École spéciale des beaux-arts. Son fils, qui portait le même prénom que lui et produisit quelques tableaux assez estimés, lui survécut jusqu'en 1828. 11 ne semble pas que Clodion ait trouvé de grandes ressources d'affection dans la personne de son beau-frère, de cet ami de Gérard dont la correspondance contient souvent le nom, de cet enthousiaste des idées républicaines, qui, lors du divorce de sa sœur, avait d'ailleurs apporté à la plaignante Tappui de ses encouragements et, en tout cas, de sa signature au bas de l'acte public. Quant à celle qui avait partagé la vie de l'artiste, à Catherine- Flore, aucun renseignement ne nous indique ce qu'elle devint, et notamment, ce qui est fort admissible, si elle se remaria.
Après Pajou et à deux ans de distance, le vieux Sigisbert Michel paya son tribut, le 21 mai 181 1, à quatre-vingt-trois ans. 11 habitait alors un pauvre logis de la rue Childebert, près Saint-Germain-des-Prés^ non loin de son compatriote Le Mire, qui s'était installé à Paris après avoir quitté la fabrique de Niederwiller, et dont les œuvres gagnaient tous les jours en renommée. L'ancien protégé et depuis l'ennemi si déclaré du grand Frédéric vivait depuis longtemps dans cette demeure, loin du monde, et ne faisant pas plus de bruit que ses frères, que Michel et Pierre-Michel, sur le compte desquels les écrits du jour se taisent. Que l'on ajoute à ces deuils successifs les chagrins de la vie domestique : le départ de cette fille que Clodion avait élevée et que Marin, son condisciple, enleva par deux fois de la maison paternelle; les tribulations de l'artiste, qui suit fatalement une fausse voie, par le fait de ses goûts et des enseignements qu'il a reçus ; le chagrin que lui causait la vue de