‹ Les Adam et ClodionChapitre 22 sur 177 · Durival, Description de la Lorraine · texte numérisé non relu

Durival, Description de la Lorraine

paraît pas, en effet, avoir poussé sa route jusqu'à Paris, et resta, d'après les renseignements que nous fournit la Bibliothèque lorraine, quelque temps dans le Barrois, où il avait trouvé des

FONTAINE TREVI ACTUELLE.

Exéculée sur les dessins de Nicolo Salvi. — A Rome.

commandes. Puis, fort de sa jeunesse et de l'argent qu'il avait ainsi amassé, il tourna le dos à la France et gagna Rome par un autre itinéraire.

Son arrivée, dans le courant de l'année 1730, devait y être

bien accueillie non seulement par le plaisir que sa vue procurait à ses frèi-es, mais aussi par l'aide matérielle qu'il leur apportait dans cette ville, où ils composaient dès lors, pour ainsi dire, une petite académie de sculpture*. Sigisbert et Nicolas Adam se servirent en toute occasion de lui comme d'un collaborateur dévoué et complaisant, qui n'exigeait même point que son nom fût réuni à celui de ses aînés à l'heure du succès. Il trouva la récompense de ses services quand, dans la suite, il profita à leur place de la position brillante de premier sculpteur de la cour de Berlin.

L'habileté de Lambert-Sigisbert lui avait créé en Italie une réputation telle que nul ne s'y étonna du personnage qu'il joua lors de la mise au concours des projets pour la décoration de la nouvelle fontaine Trevi. Une lettre du sculpteur' lui-même au duc d' Antin (1730) nous fait savoir qu'à ce moment il avait, avec l'autorisation de la Direction des Bâtiments du roi, résolu d'y participer. Lambert-Sigisbert agissait en cette occasion sans consulter Wleughels, par-dessus la tête duquel il passait afin de communiquer plus directement avec le duc. Cette façon d'en user avec un

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