‹ Les Adam et ClodionChapitre 24 sur 177 · Archives nationales, n · texte numérisé non relu

Archives nationales, n

2. Quatre autres figures, signées par Angelo Corsini, B. Ludovisi, Ch. Guerrali et Barth. Picellosi, complètent cette décoration. D'Argenville, il y a cent ans, en parlait avec peu d'estime. Il en dit fort laconiquement : « Toute cette sculpture n'est point belle. »

théâtrale; nous nous contenterons de faire remarquer qu'après avoir frustré Lambert-Sigisbert du droit de priorité qui lui était acquis, les artistes italiens s'étaient attribué, ainsi qu'on le voit, la bonne mesure.

Lambert-Sigisbert allait entrer dans la huitième année de son séjour à Rome. Arrivé en 1723, il avait, jusqu'en 1727, régulièrement occupé une place de pensionnaire à l'Académie de Rome; depuis cette date (octobre 1727), il continuait à être logé et nourri aux frais du roi, par le fait d'une autorisation toute gracieuse et de prolongations successives. La vie de Rome séduisait bien évidemment le sculpteur et ses frères ; elle n'était pas, du reste, uniquement consacrée au travail, mais comportait des distractions de tout genre : les plaisirs du carnaval, pendant lequel les pensionnaires du roi, ces joyeux camarades qui s'appelaient Subleyras, les Vanloo, Tremollière, Delobel , Blanchet, pour les peintres, et pour les sculpteurs, Michel Oniga, Slodtz, Bousseau, François, se distinguaient par le bon goût et la savante disposition de leur char; puis les élections et les intronisations des papes, sans compter les réjouissances de la métropole, de Paris, qui avaient leur écho en Italie, comme ces fêtes magnifiques que le cardinal de Polignac avait ordonnées et dirigées en novembre 1729 pour célébrer la naissance du dauphin', et dont la description remplit dix pages du Mercure de ce mois. La présence de ses frères et notamment de François Gaspard, qui désiraient prolonger à Rome leurs études de l'antique, contribuait encore à y retenir Lambert Adam. C'est pour cela qu'au commencement de 1730 il demandait de nouveau à retarder son retour et à passer l'été sous le toit hospitalier du gouvernement. La correspondance de Wleughels nous renseigne encore à cet égard. Voici dans quels

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