‹ Les Adam et ClodionChapitre 28 sur 177 · Dom Calmct, Bibliothèque lorraine · texte numérisé non relu

Dom Calmct, Bibliothèque lorraine

LES ADAM. &j

royales, et, dans les environs immédiats de la capitale, chaque courtisan avait voulu copier le souverain. Combien de ces résidences qui ont disparu aujourd'hui et qui faisaient, à ce moment ou vingt années plus tard, la gloire de leurs possesseurs ! En outre des châteaux princiers de Clagny, de Saint-Cloud, de Compiègne, de la Muette, de Meudon. de Bellevue, d'Écouen, de Fontainebleau, de Saint-Germain, de Saint-Hubert, on parlait avec admiration du château d'Arnouville, à M. de Machault; de celui d'Asnières, à M. de Voyer; de Bagnolet, au duc d'Orléans; de Brunoy, à M. Paris de Montmartel ; de Champlâtreux, au président Mole; de Chantilly et de Montmorency, au Prince; de Croix-Fontaine, à M. Bouret; de Fresnes, à M. d'Aguesseau ; de Livry, au marquis de Livry; de Maisons, à M. de Soyecourt; de Neuilly, à M. d'Argenson; de Sceaux, au comte d'Eu; de Torcy, à M. de Gaze, et de 'Villeroy, à M. le duc de Villeroy.

Un homme du mérite de Lanibert-Sigisbert, aussi énergique, aussi laborieux, d'un esprit également inventif et rompu à la pratique de son art, devait profiter des mille moyens qui s'offraient à lui de se produire et de s'utiliser. La Direction des Bâtiments du Roi venait, en premier lieu, de lui concéder un ateHer au Louvre; mais, contrairement à la promesse qui lui en avait été solennellement faite, on lui refusa le logement qu'on lui destinait et qu'il trouva occupé à son arrivée par le sieur Maréchal, premier chirurgien ' .

On sait que pendant tout le courant du siècle dernier, à l'imitation de l'usage pratiqué déjà par l'administration de Louis XIVj le roi hébergeait, soit au Louvre, soit aux Gobelins, soit au Luxembourg, soit aux Tuileries, sans compter un grand nombre de maisons lui appartenant, une véritable colonie d'artistes,

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