Lettre du 5 avril 1739, Archives nationales, O' ii
4. Nous avons trouvé, en effet, dans les cartons des Archives nationales, les copies de ces deux brevets, l'un du 14 juin 1703, en faveur de « Nicolas Balesme Coustou d'un logement sous la gallerie du Château du Louvre »,et l'autre du 17 août 1708, en
deuxième note porte simplement « N a pas eu lieu ». Cette note indiquait assez clairement la résolution de M. Orry de renvoyer Lambert-Sigisbert des fins de sa demande. En etfet, en marge d'une autre lettre adressée par Claude Drevet, graveur, et tendant également à l'obtention d'un logement, M. de Cotte, témoignant de sa bonne volonté pour notre sculpteur, « informe Monseigneur « que s'il est toujours dans l'intention de loger M. Adam, comme il le lui a fait espérer, ce serait la vraie occasion d'installer cet artiste, « qui est, pour ainsi dire, le seul sculpteur travaillant pour le roi « qui ne soit pas logé ». La même main a ajouté ces mots décourageants « N'eut pas de suite ». Du reste, les prétendants à cette grâce ne faisaient pas défaut, car ce logement était sollicité en même temps par Lépicié, secrétaire de l'Académie royale de peinture et de sculpture ; par Jullien Leroy, horloger de la Société des Arts; par Tocqué, peintre de l'Académie, et par Restout, peintre de l'Académie, « élève de Jouvenet, son oncle' ». Mais Adam l'aîné n'était pas homme à se décourager pour si peu, et, le 6 mai, il revient à la charge ; à cette date, il dit : « Sigisbert Adam, « sculpteur ordinaire du roi, prie Monseigneur de lui accorder « le logement du sieur Drevet, logement destiné pour les artistes « au service du roi, et que d'ailleurs c'est une chose qu'on lui a « fait espérer depuis longtemps, ou une pension pour lui en (c tenir lieu ■. »
On ne lui donna pas le logement, et, quant à la pension, on lui montra peu de jours après qu'on ne considérait pas encore qu'il la méritât. François Le Moyne venait de se suicider dans
faveur de « Philippe Magnier, sculpteur et professeur en l'Académie royale de peinet sculpture à Paris, du logement et de l'attelier qu'occupoit cy-devant Regnaudin, au chasteau du Louvre, au-dessous du lieu où se tient ladite Académie. » (Archives nationales, O' 1277.)