Archives nationales, Correspondance des directeurs
« gnage qu'il m'en rend maintenant, ainsi que de tous ses « élèves'. » De Troy se montra pourtant de bonne composition jusqu'au dernier moment. Le 8 juin 1746, il marque au Directeur général que, quoiqu'il lui ait déjà écrit que « les sieurs Adam « et Mignot* sortiraient à l'arrivée du sieur Hazon% il a cru qu'il « ne désapprouverait pas une prolongation de séjour de quelce ques semaines encore, afin de voir une canonisation qui a lieu « dans les derniers jours de juin* ». En fait, Gaspard Adam ne quitta Rome que vers la fin de septembre de cette année 1746. La prédiction de De Troy devait se réaliser fort promptement, puisqu'à peine arrivé en France le jeune homme y bénéficia de propositions bien autrement avantageuses que celles qu'on aurait pu lui faire à Rome.
Une intrigue de favorite, le caprice d'une jolie femme avait, dans le courant de 1745, profondément remué, pour ne pas dire bouleversé, l'administration des finances. La dernière des Mailly, la duchesse de Châteauroux, morte à ce moment, fut promptement remplacée par M"-" Le Normant d'Étiolés, depuis marquise de Pompadour". A peine maîtresse en titre, celle-ci s'empressa de placer ses créatures. Elle avait eu comme protecteur M. Le Normant de Tournehem, trésorier général des monnaies, oncle de son mari, et qui, dit-on, avait imaginé lui-même cette union, célébrée le 9 mars 1741. Elle lui fit avoir la place de Directeur général des Bâtiments, occupée par M. Orry*. La survivance de cette place