‹ Les Adam et ClodionChapitre 75 sur 177 · I. Indicateur parisien · texte numérisé non relu

I. Indicateur parisien

LES ADAM. i8i

passèrent aux enchères. Cependant on retrouve encore certains ouvrages de lui, moins connus, comme des têtes de César et à^ Auguste mentionnées dans un a état des figures et autres ouvrages de « sculpture qui sont dans la salle des Antiques, au Louvre, « 21 août 1754' ». Malgré tout, le malheureux artiste n'arrivait point à conjurer la misère, et, le 28 janvier lySS, il écrivait encore cette lettre désolée : « Le sieur Adam l'aîné demande un acompte, dans « le courant dudit mois, sur la figure en marbre « représentant l' Abondance, pour satisfaire à ses créanciers, pour « ses loyers et autres dettes. » Il est vrai qu'on donnait Tordre presque aussitôt de lui expédier i,5oo livres, sorte de charité, de morceau de pain qu'on lui jetait pour suspendre un moment ses réclamations.

Si son amitié fraternelle avait été plus vive, il eût trouvé une consolation dans les succès de son frère Nicolas-Sébastien, que tous les connaisseurs recherchaient et employaient lors de son retour à Paris, où il revenait sur la fin de 1752, après avoir longtemps hésité et tardé. A peine y arrivait-il que les administrateurs du collège de Grammont lui demandaient, pour leur chapelle, toute une décoration des plus considérables : un bas-relief de V Assomption de la Vierge, fait pour en occuper le fond ; des deux côtés de ce bas-relief, des médaillons représentant Saint Leu et Saint Etienne de Grammont. A peu près en même temps, M. de Choiseul le chargeait de mettre deux Génies à la porte de son hôteP. Le richissime Bouret, fermier général, l'occupait également à une de ces petites maisons que les gens riches bâtissaient alors

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