I. Archives lorraines
géants : k Je suis fort satisfait du témoignage que vous me donce nez du sieur Clodion, « et je désire qu'il le justifie lorsqu'il « sera de retour ici. » (18 mars 1771.)
Une certaine célébrité précédait le sculpteur à Paris. Des nombreux ouvrages qu'il avait terminés à Rome pendant ces quatre années de séjour indépendant, une partie avait pris place dans les collections italiennes; une partie aussi s'en était allée en Russie, en Allemagne, mais un assez grand nombre se trouvait dès ce moment en France. En 1767, à la fameuse vente de M. de Jullienne, deux morceaux de Clodion figuraient déjà au catalogue, deux statuettes, l'une de Femme qui allume le feu de T Amour, l'autre de Vestale qui verse sapatère sur V autel. Ces deux terres cuites avaient six pouces de hauteur et se trouvaient placées sur des 'socles de bois doré. Elles furent adjugées pour 25o livres à M. de Montucla, premier commis des bâtiments du Roi. L'élévation de cette enchère, que des terres cuites d'aussi petites dimensions atteignaient rarement, prouve que les oeuvres de Clodion étaient déjà fort recherchées des amateurs. Puis, à la vente qui eut lieu après la mort de l'illustre Boucher, dans le courant de la même année 1767*, on offrait au public des terres cuites de Clodion qui s'enlevaient avec le même empressement. Une Vestale d'abord, de i5 pouces de haut, que l'expert désignait ainsi : « Faite à Rome, d'après l'antique ; c'est la a même que celle qui a été copiée par Le Gros pour le jardin « des Tuileries, Celle-ci est en marbre blanc avec panneau et socle « de marbre bleu turquin. Vendue 200 livres. » A la suite de cette première figure, le commissaire-priseur adjugeait pour 180 livres un Vase en terre cuite orné d'une Bacchanale d'enfants en bas-relief et de deux mascarons à cornes de béliers en relief, d'où tombent des guirlandes, de g pouces 6 lignes de haut.