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avec des mucosités qui descendent du cavum le long de sa paroi postérieure. \ >
La respiration est quelquefois gênée, et quelques malades ronfleat la nuit. La toux est sèche, quinteuse. Ces différents sympiômes nous permettent de croire à une nasopharyngite avec ou sans végélations adénoïdes. Mais ce syndrome, extrêmement fréquent en clinique infantile, se rapproche par certains côtés de la fièvre ganglionnaire décrite par Pfeiffer, et il est bien certain que dans nombre de cas la fièvre ganglionnaire de Pfeiffer n’est autre chose qu’une réaction ganglionnaire consécutive à une infection nasopharyngée.
= Ce n’est pas ici le lieu de discuter la conception de Pfeiffer, et nous en tenant aux faits, nous nous bornons à affirmer que dans la scarlatine on peut noter, une fois l’éruption passée, un état fébrile avec état général peu touché. L’inflammation du naso-pharynx, qu’attestent la constatation de signes locaux et des adénites dans le territoire lymphatique correspondant, semble expliquer cet état fébrile.
Ces adénites secondaires n'ont rien de spécial à la scarlatine, puisque, comme nous venons de le voir, le tableau clinique qu’elles suscitent peut s’observer au cours d’autres états pathologiques.
Il est, néanmoins, assez important de savoir les reconnaître, car elles expliquent bon nombre de ces états fébriles survenant alors que l’éruption est en voie de disparition ou même complètement disparue. Bien souvent on chercherait, ailleurs, une complication qui n'existe pas.
C'est, en se plaçant à ce point de vue, que nous croyons
—— TE utile d'attirer l'attention sur ces manifestations ganglion-
naires un peu trop passées sous silence par les auteurs.
On savait, cependant, que l’éruption scarlatineuse, une”
fois terminée, un état fébrile pouvait se développer et persister quelques jours. indépendamment de toute complication ; c'est ce que Gumprecht (1), dans un travail paru il y a vingt ans, désignait sous le nom de fièvre secondaire (Nach fieber).
La fièvre secondaire, d’après cet auteur, se rencontre dans plus de 5 0/0 de tous les cas de scarlatine. Ce n’est donc pas une éventualité absolument rare. Gumprecht lui attribue plusieurs types.
Dans un premier cas, elle survient alors que l’éruption
est en voie d’effacement, parfois la température est revenue à la normale. On voit alors celle-ci remonter plus ou moins rapidement, atteindre au bout de quelques jours un maximum et redescendre graduellement. Cest là ce qui se passe le plus souvent.
; Dans un deuxième cas, l’éruption pâlit, les exsudats disparaissent peu à peu, mais la fièvre reste encore élevée et se maintient telle pendant plusieurs jours. Là il ne s’agit, en somme, que d’une défervescence retardée.
Dans une autre forme, la fièvre secondaire succède à la fièvre de la période d'état, soit par une brusque poussée, soit par une persistance indéfinie des hautes températures. Gumprecht appelle cette forme : fièvre secondaire station-
naire. Elle est l'indice de complications imminentes.
4. Gumprecht. Zur Kenntnis des Nach fiebers beim Scharlach. Deutsch med., Wochenschuft, V, 1888, S. 540.
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Enfin, dans un dernier cas, la température présente de
grandes oscillations quotidiennes de plusieurs degrés, comme
dans la fièvre pyohémique. Cette température peut se maintenir ainsi pendant une semaine et plus.
Comme élément de diagnostic l’auteur apporte la conservation remarquable de l’état général ; et les rémissions à peu près constantes qui se produisent dans la courbe thermique. Il attribue cet état pathologique à des infections secondaires de nature streptococcique au niveau des amygdales. Il insiste surtout sur ce fait, que la fièvre secondaire est souvent suivie, à échéance tardive, de complications : otite, adénite, néphrite, péricardite etc... et qu'elle permettrait en quelle sorte de les prévoir.
On peut se rendre compte, à la lecture de l'observation que nous rapportons, qu'il s'agissait d’un état rappelant celui décrit par Gumprecht, et on peut se demander alors quel doit être l'état des ganglions lympathiques dans les cas rapportés par cet auteur. Il nous dit bien avoir éliminé systématiquement tous les cas où les ganglions du cou étaient augmentés de volume, mais, comme nous l'avons vu, les adénites secondaires de la scarlatine peuvent être très minimes, de la grosseur d'un petit pois ; ils peuvent donc facilement passer inaperçus, si on ne se livre pas à une recherche très attentive.
Nous pensons que des recherches nouvelles sur ce point sont nécessaires. Aussi conseillons-nous d'explorer avec soin les parties latérales du cou pour y découvrir une adénopathie, aussi légère soit-elle, qui expliquerait bien des cas où, après l’éruption, la fièvre semble trainer en lon-
gueur ou se rallumer. Tout diagnostic de complications
ayant été éliminé, la valeur de cette recherche sera d’autant plus grande que des examens antérieurs auront permis de se rendre compte qu'il ne restait plus rien d anormal dans cette région.
Nous venons de voir que l’adénite scarlatineuse secon-
daire présente de grandes analogies avec la fièvre scarla-
tineuse secondaire de Gumprecht. Peut-être même ces deux symptômes ne sont-ils pas si éloignés pour que l’un, la fièvre, soit la conséquence du premier. Mais, si nous pouvons confondre, dans une certaine mesure avec l'adénopathie scarlatineuse secondaire, la fièvre de Gumprecht, il n'en doit pas être ainsi de l’hyperthermie scarlatineuse secondaire qu'a décrite Bouveret voici quelques années (1).
Bouveret a observé chez trois scarlatineux une élévation de température neuf à dix jours après la disparition de l’exanthème. La température atteignait 40 et 41 degrés. Il s'agissait là d'une véritable poussée thermique, avec symptômes nerveux d'une haute gravité qu'on ne saurait mieux comparer qu’à une attaque de rhumatisme cérébral hyperthermique avec céphalée, agitation, délire et coma.
D’après Bouveret,il y aurait, comme dans le rhumatisme cérébral, une vive excitation des régions des centres nerveux qui président à la calorification. Ce serait la même marche rapidement ascendante de la température, les mêmes troubles nerveux délirants aboutissant promptement au coma. Ce serait le même péril imminent que seule
pourrait conjurer la balnéation froide.