‹ Les Adénites de la ScarlatineChapitre 5 sur 27 · Bouveret. Revue de Médecine · texte numérisé non relu

Bouveret. Revue de Médecine

Le pronostic de l’adénite scarlatineuse secondaire est en

général fort bénin, la terminaison se faisant rapidement

par la résolution sans suppuration. Cependant il faut faire

quelques réserves, car, suivant la remarque faite déjà par Gumprecht à propos de la fièvre secondaire,des complications tardives peuvent se montrer. Nous allons voir bientôt qu’il en fut ainsi chez notre malade.

Le diagnostic est facile à condition d’y songer. Une fièvre à oscillations survenant ou s’accentuant au déclin de l’éruption, un état général satisfaisant, l’absence de toutes complications, les signes parfois légers de rhino-pharyngite, mettront sur la voie. Le diagnostic ne sera d'’ailleurs affirmé que par la constatation de l’inflammation ganglionnaire, mais rappelons que celle-ci reste ordinairement minime, bien que les ganglions soient légèrement douloureux à la pression. Les malades n’en accusent pas la présence, c’est seulement par une palpation minutieuse des parties latérales du cou et des aisselles qu'on pourra arriver à déceler leur existence.

Le traitement consistera en une désinfection aussi minutieuse que possible des cavités buccale et nasale à l’aide de lavages et de gargarismes antiseptiques, d'introduction dans les narines d'huile mentholée, de vaseline résorcinée. Des badigeonnages directs à l'aide du chlorure de zinc à 1/50 ou avecla glycérine résorcinée pourraient être faits au niveau du naso-pharynx.

Dans notre observation une injection de 3 centimètres cubes d’électrargol parut activer la chute de la température. Le D' Morichau-Beauchant croit que les injections sous-

cutanées d’électrargol constituent un traitement très efli-

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