‹ Les Adénopathies Tuberculeuses Chirurgicales: Étude pathogénique, et quelques points de diagnosticChapitre 12 sur 33 · SU · texte numérisé non relu

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se décide à demander des soins. Pendant la plus grande partie de ce temps, l'accroissement est lent, presque insensible ; il vient cependant un moment où, dans certains cas, il se fait d’une manière plus rapide, mais sans jamais causer de douleurs ou s'accompagner de réaction fébrile. »

« Quand la tumeur se compose de plusieurs intumescences ganglionnaires juxtaposées, celles-ci sont de différents volumes. D'autres ganglions et d’autres groupes ganglionnaires peuvent être secondairement pris. »

« Les caractères anatomiques decette affection sontles suivants :

«La tumeur est, en général, formée par la réunion de plusieurs masses arrondies, non adhérentes, nettement encapsulées ; ces masses ont conservé la forme et l'aspect de ganglions, mais de ganglions extrèmement hypertrophiés. »

« La consistance de la tumeur est uniforme ; sur aucun point on ne perçoit d'induration ou de ramollissement. À la coupe, qui se fait facilement, la surface de section apparaît grisâtre, semitransparente ; rien ne peut alors faire soupçonner la nature tuberculeuse de la tumeur ; on'ne voit ni tubercule saïllant ni foyer caséeux. »

« À l'examen histologique, on voit que la tumeur est le siège d'innombrables. petits nodules ayant tous les caractères des follicules tuberculeux. Ces nodules sont de dimensions variables, les uns petits, les autres volumineux, à contours irréguliers, formés par la fusion de plusieurs nodules primitifs. Ces nodules ont tout à fait la structure du follicule tuberculeux élémentaire; ils sont constitués par des cellules épithélioïdes, au milieu desquelles sont plongées de très nombreuses et de très volumineuses cellules géantes. À leur périphérie, dans certains cas, les lymphocytes du tissu ganglionnaire constituent une troisième zône. »

« Les follicules présentent tantôt un très léger degré de castification visible seulement au microscope, tantôt, au contraire, une évolution scléreuse ; dans ce dernier cas, la périphérie du follicule envoie des bandes conjonctives fixant le carmin, qui encerclent plus ou moins le follicule tubereuleux »

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