‹ Les âElections de 1789 en GâevaudanChapitre 12 sur 47 · Arch. Lozère, C lb23. Notice Iristorique etc · texte numérisé non relu

Arch. Lozère, C lb23. Notice Iristorique etc

Ainsi, grâce à son importante industrie textile et à l'élevage des bestiaux, le Gévaudan vivait, sur ses montagnes, dans une médiocrité qu'il n'arrivait pas à dorer pour chacun de ses enfants ; mais il était robuste et sain, sans besoins artificiels, aimait le travail, menait la vie patriarcale et trouvait dans sa religion, catholique au nord, protestante au sud, des consolations et des espérances que l'or est impuissant à donner.

Telle était l'organisation séculaire politique, sociale, économique et religieuse du diocèse de Mende lorsque parut la lettre de convocation des Etats généraux. Pour lui, avant le choix des personnes, avant même le cahier des doléances, une grave question se posait : députerait-il aux Etats ?

Par delà les Cévennes, Nîmes répondait : Non, parce que le Gévaudan n'était pas une sénéchaussée et que son bailliage ressortissait au présidial de Nîmes; parce qu'en 1614, il n'avait pas eu de députation directe et avait dû se réunir à Beaucaire pour nommer des députés communs.

Un homme alors se leva, qui servit bien le pays.

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