‹ Les âElections de 1789 en GâevaudanChapitre 38 sur 47 · ORDRE DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

ORDRE DU CLERGÉ

« Nous, soussignés, considérant que, dans le cahier des doléances du Clergé du Gévaudan, il y a des clauses vagues et indéterminées, qui causeraient de l'embarras à notre représentant, pour fixer son opinion sur les matières importantes qui ont été proposées ou qui seront proposées à l'assemblée des Etats généraux ; et ne désirant la conservation de ses distinctions et privilèges qu'autant qu'ils seront nécessaires au maintien de la religion ; étant disposés au contraire à faire tous les sacrifices que peut exiger le bien de l'Etat, inséparable de cette même religion ; nous, soussignés, donnons pouvoir à M. Brun, curé de Saint- Chély, notre député aux Etats généraux, d'accepter tous les plans de conciliation entre les différents Ordres, qui pourraient être proposés par le Roi ou par les Ordres conjointement ou séparément ; même de prendre séance en la chambre des communes, collectivement avec le corps de la députation du Clergé de France ou séparément de ladite députation, et ce, nonobstant les articles du cahier de nos doléances d'où l'on pourrait inférer des pouvoirs négatifs ou impératifs, soit sur la manière des votes, soit pour la conservation de nos privilèges; lui donnons à cet égard la liberté de se conduire selon que son zèle et sa sagesse le lui indiqueront, soit en accédant au vœu général, soit d'après les circonstances qui seraient plus impérieuses pour la conservation de la tranquillité de l'Etat que les égards dus à l'opposition de la majorité des Ordres privilégiés. »

« En foi nous nous sommes signés. » (Pas de date).

1. Arch. naî., B III 85. Lettre du président de la noblesse du Gévaudan au Garde des sceaux, 31 mars 1789.

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