‹ Les âElections de 1789 en GâevaudanChapitre 42 sur 47 · G. de Burdin. op. cit. II, p · texte numérisé non relu

G. de Burdin. op. cit. II, p

blée. Le Tiers remercia et persista à travailler tout seul.

S'il faut en croire Dalzan, tout ne fut pas très régulier. On ne fit pas la vérification des pouvoirs. L'article XXIV du Règlement royal exigeait la réduction des électeurs à deux cents. Les délégués des communautés prièrent Rivière de ne pas les réduire au nombre légal, « pour leur épargner les frais d'un « trop long séjour », la réduction exigeant plus de temps que l'élection elle-même, et pour leur permettre de concourir tous au choix de leurs représentants. Les raisons étaient assez minces; mais Rivière, candidat, n'eut garde d'écarter une demande, qui, vu le nombre de paysans dévoués au parti épiscopal, dont il était l'homme, augmentait les chances de son élection. Il écrivit au garde des sceaux et obtint dispense de la réduction *.

Le 3o, les commissaires rédacteurs remirent sur le bureau de l'assemblée un cahier intelligent et ferme, parmi les signataires duquel figurent Charrier, Bonnel de la Brageresse, Brun, Dalzan de la Pierre, Barrot, Sévène et Monestier, diversement célèbres dans la Révolution 2.

Après un court préambule où Ton fait appel à la bienveillance royale et nationale en faveur du pays, à cause « d'un sol aride et montagneux, d'un climat froid, de la privation de tout commerce, des désastres fréquents occasionnés par les grêles et les orages, d'une administration depuis longtemps vicieuse et mal organisée » ; après cette litanie de misères, le cahier demande l'établissement d'une constitution

1. Arch. nat., B III 85, Lettre de Dalzan à Nccker, 9 mai 1789.

Page 1