Arch. Evêché de Mende. Lettre sur l'abbé de Siran
?. Arch. nat., B III 85. Lettre du président de la noblesse de •-Gévaudan au Garde des sceaux.
3. Arch. nat., T G43. Méinçire sur l'état actuel de l'Eglise de Mende.
égales avec le Clergé à une manse commune, puis seul à une manse particulière.
Les bénéfices de l'Université sont appelés choreries et les chanoines en ont une chacun annexée à leur canonicat. Les deux corps occupent les hautes stalles du chœur, et chacun a sa manse, son syndic, ses députés, ses armes, son sceau et ses archives. Les armes du clergé tiennent le troisième rang aux clefs de voûte de la cathédrale, comme elles se trouvent encore à la clef de voûte d'une chapelle, qui est au bas-côté de l'Eglise et qui fait partie de l'ancienne construction d'Urbain V.
De temps immémorial, le syndic du clergé a les clefs des portes de la ville conjointement avec l'évêque et les consuls, chacun ayant une clef et une serrure particulière. Quant aux clefs de l'église, le sacristain du chapitre les a pour fermer et celui du clergé pour ouvrir.
Le chapitre a quinze canonicats, deux dignités : le prévôt et l'archidiacre, et un personnat pour le précenteur. Un des canonicats est attaché au collège pour la préceptoriale. Le chapitre nomme quatre hebdomadiers, un sous-sacritain, le prieur delà Croix et le curé de la ville.
11 y a dans l'église les chapellenies de saint Jacques Zébédée, saint Martin, la vieille Trinité, saint Martialr saint Julien, sainte Anne, saint André, saint Privât-la-Crotte, saint Sauveur, saint Etienne, deux de saint Véran et quatre de saint Privât. Les revenus de celles de saint Paul, saint Antoine et saint Sébastienr sont perdus.
Les dix-huit chapellenies suivantes sont sous patronage laïque : quatre de saint Lazare, une de
18 l'ancien régime
saint Acasse, celle des Martyrs, deux de l'Annonciation dites de la Farelle, deux de la Trinité, deux des Cinq-Playes, deux de saint Michel, une de saint Bonnet, une de saint Vincent Ferrier et deux de Condom.
Au service de ces chapelles étaient attachés plusieurs collèges de prêtres.
Celui de Toussaint fut fondé en 1 3 1 2 par Guillaume Durand II, en exécution des volontés de son oncle, le célèbre Durand de Mende, le « Spéculateur ». Il établit quatre chapelains de la Sainte Vierge et de tous les Saints, chargés de prier Dieu pour l'àme de son oncle et pour les bienfaiteurs du collège. Chaque chapelain reçut d'abord une émine de froment et six sous pour le pain et la nourriture. Outre les messes de fondation, ils devaient faire brûler deux torches de cire du poids de deux livres devant le maître-autel de la cathédrale, depuis la préface jusqu'à la communion de la grand'messe. Ils possédaient le bois taillif de chênes au terroir de Bergoal, dans la vallée de Rieucrosde-Bergonte, lequel porte encore aujourd'hui le nom de bois de Toussaint.
Le collège de Saint-Privat fut fondé en i3i2 par l'évêque Guillaume Durand II. Désireux d'augmenter la dévotion des fidèles qui se rendaient à la grotte située aux flancs du mont Mimât, il établit à l'ermitage de Saint-Privat-la-Roche, trois chapelains sous l'obéissance de l'un d'eux appelé prieur ; ils étaient pris parmi les choriers de la cathédrale, ne pouvaient pas cumuler les bénéfices et devaient dire l'office divin dans leur chapelle à l'heure de celui du chapitre.
Le collège du Bon-Conseil fut fondé en 1324 par Jean Fils, recteur de l'église paroissiale Saint-Gervais
LES ÉLECTIONS DE 178g EN GEVAUDAN 19
• de Mende ; il comptait quatre chapelains menant la vie de communauté.
Le collège de Saint-Lazare, Marthe et Marie-Madeleine fut fondé en 1844 Par l'évêque Albert Lordet de Chirac. Les quatre « collégiats » devaient jouir des droits du choeur comme les autres bénéficiers, à charge de payer en tribut annuel, à la Saint-Lazare, six deniers au sacristain de la cathédrale et douze au chapitre.
Le collège de Saint-Grégoire et Sainte-Catherine fut fondé avant 1 354 Par Raymond Valette, chanoine de Mende. Pour augmenter leur mince revenu, le chapitre cathédral en fit ses hebdomadiers.
Le collège des Cinq-Plaies, fondé par Pons Atger, chanoine de Mende, comptait cinq prêtres, astreints à la vie commune et à donner chaque jour à cinq pauvres un pain d'un denier à chacun.
Pierre Atger, chanoine de Mende et frère de Pons, fonde à son tour en i554 un collège « à l'honneur et révérence sanctissimae et individus Trinitatis Patris et Filii et Spiritus Sancti, et de la benoîte et très excellente glorieuse Vierge Marie, auquel collège veut avoir, à perpétuité, six collégiats prêtres ou clercs, qui seront tenus de vivre ensemble, hommes paisibles et non riateurs et rebelles, seront retirés vers huit heures du soir dans le collège et donneront l'aumône à douze pauvres chaque jour. » Le collège avait haute, moyenne et basse justice dans le mandement d'Albuges près de Châteauneuf-de-Randon 1.
Les collégiés de la Trinité avaient 65o livres de revenu, ceux des Cinq-Plaies, 520 ; ceux de Saint- Lazare, 600, et ceux de Toussaint, 800 2.