‹ Les Aérosols en Thérapeutique PulmonaireChapitre 12 sur 21 · TRI · texte numérisé non relu

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l'innervation sympathique intrésèque des bronches : alendrine, benzédrine. D'autres agissent directement sur les muscles de Reïssessen; c'est le cas de la théophylline et de l'aminophylline. On peut utiliser ces deux séries de médicaments séparément. Mais Burgi remarqua, qu utilisées en aérosols mixtes, ces deux sortes de médicaments avaient une action plus importante que la somme des deux actions obtenues par des aérosolisations successives de ces deux éléments médicamenteux. C'est ce que l'on appelle l'effet additif de Burgi. Il faut aussi remarquer que la théophylline, malgré un net pouvoir dilatateur, n'entraîne aucune réaction locale.

Act'on sur la muqueuse bronchique. — Les bronchomoteurs ont aussi une action bronchosecrétrice. oans parler de modificateurs de la sécrétion bronchique comme l'atropine, on a remaqué que les broncho-constricteurs, somme la choline, donnd'ent une augmentation du volume de secrétions.

Au contraire, les bronchodilatateurs amènent une sédation de la sécrétion par le blocage des glandes secrétrices incluses dans l'épithélium des bronches.

Cette action semble due à un lien étroit existant entre le calibre et l'activité secrétoire de la bronche. Ces deux éléments étant d'ailleurs inversement proportionnels. |

Action sur l'hématose. — Les bronchodilatateurs ont une action très nette sur la fréquence et l'amplitude respiratoire. Ils concourrent à augmenter le volume d'air courant et à en assurer une meil-leure utilisation par la réduction de l'espace nuisible et par une meileure ventilation alvéolaire. C'est à ce niveau alvéolaire qu'ont lieu les échanges chimico-gazeux de l'hématose. Et grâce au

rythme respiratoire plus lent et à une augmentation du coefficient d'utilisation d'air inspiré, ces échanges augmentent, étant réalisés dans des conditions optima.

boit un sujet : Fréquence respiratoire : 12 mouve: ments par minute.

Espace nuisible égal à 250 cmÿ.

Respiration horaïîre : 500 litres.

Le volume d'une inspiration est donc de 694 cc.

L'espace utile égalera : 694 cc - 250 cc,soit 444 cc. Le coefficient d'utilisation est soit 64 %. Plus

ce coefficient est important, mieux l'hématose se réalise. Ce soefficient est proport‘onnel à l'amplia- tion thoracique et inversement proportionnel à la fréquence. Le taux de CO? sanguin tombe, l'exc:tation du centre respiratoire bulbaire est plus faible, ceci entraîne une diminution de la iréquence et le cycle se recrée œnsi de lui-même.

Soit un sujet au repos :

Fréquence : 9 mouvements par minute.

Volume horaire : 846 litres.

Espace nuisible : 293 cc.

Volume par mouvement : 577 sc.

Espace utile par respiration 577 — 293 — 284 cc.

Coefficient d'utilisation === —= 50 %.

Le dosage de l'air alvéolaire donne : CO2: 6,30 % | Oral r20370

Le dosage de l'air expiré donne : CO? : 8,75 %.

Après trois aspirations profondes de Benzédrine

96 es

à 5 %, si on refait ces dosages au bout d'une heure ONRITOUvVe"N

— CO2 alvéolaire : 6 X NH Or aléolainent Te on — CO2 expiré : 5,83 %

La fréquence respiratoire est de : 2 ou 3 mouvements par minute: Le rapprochement des taux de COZ et d'O expiré et alvéolaire reflète une meilleure hématose réalisée grâce à la mise au travail d'une plus grande surface alvéolaire. La chute du taux de CO2 alvéolaire, et ceci en hypopnée, révèle une meilleure hématose puisque on ne fait pas varier l'émission de COZ.

Réactions broncho-alvéolaires. — Le fait d'inhaler des éléments médicamenteux provoque des réactions. Comment s'en étonner puisque certaines injections [.V. amènent des réactions pulmonaires de défense. L'utilisation comme topique de médisaments pulmonaires peut en créer elle aussi. L'état hygrométrique de l'aérosol en est-il la cause ? On peut éliminer cette hypothèse. En effet, une aérosolisation de sérum physiologique, isotonique, ne donne aucune réaction. Le vecteur gazeux est aussi hum'de dans l'un et l'autre cas. Les aérosols agissent donc comme topique et cette action est sous l'influence de deux éléments qui l'augmentent considérablement. Le taux de la solution mère et surtout la dispersion en gouttelettes irès fines et très nombreuses. |

L'action de la dispersion est connue depuis la première guerre mondiale où les gaz étaient d'autant plus meurtriers que plus dilués.

Le taux de la solution mère est plus faible que celui des éléments du dispsrsat au moment où ils se fixent : ceci est dû à l'action de l'évaporation. Dans une injection LV. au contraire, le taux est ra-

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