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dé tout autre médicament anti-asthmatique, de régime et d'hygiène spéciale.
En se basant sur une statistique de Dautrebande, les résultats sont moins brillants. Il s'agissait de 113 sujets à lui confiés en désespoir de cause. Ces malades étaient soit des oppressés chroniques, soit asthmatiques vrais.
Pour 10 sujets quelque soit le genre de vie, absence de tous symptômes : soit 8,8 % des cas.
Pour 49 sujets, les crises apparaissent ou non selon l'activité. Donc, grosse amélioration pour 43 % des cas.
Pour 24 sujets, les crises et la dyspnée diminuent en intensité, en durée, en nombre. Amélioration certaine pour 21 % des malades.
Pour 8 sujets, l'effet du traitement ne dure que quelques heures après l'inhalation. Amélioration légère de 7 % des cas.
Pour 1 9 sujets, l'effet thérapeutique est nul, soit
Pour 3 sujets enfin, il y « aggravation de l'état : D 0
On peut donc considérer que. l'aérosolthérapie donna une guérison totale ou une grosse amélioration à 83 sujets, soit 73 % des malades.
En France, les thérapeutes utiliseront surtout les solutions d'éphrédine. Biancani et Delaville utilisent dans leur appareillage des solutions mères à 4 % d'éphédrine, les doses absorbées progressives sont de l'ordre de 2 à 6 centigrammes, donc comparables à celles utilisées dans les injections. En aérosol, leur action est plus rapide et plus durable.
Tieffeneau, chez le Professeur Fiessinger, traita vingt asthmatiques présentant des formes clini-
ques diverses par des aérosols d'éphédriné à 3 %. Il y adjoignait, selon les cas, de la papaverine, de la novocaïne ou de l'atropine (ceci dans le cas de bronchorrhée : une trop grande secrétion bronchique enlevant une partie de sa perméabilité à l'arbre aérien). Il enregistra les résultats suivants :
Sujets avec dyspnée permanente et crises de décubitus, disparition graduelle et durable .des symptômes.
Sujets avec crise ou dyspnée intermittente, les troubles étaient arrêtés en cinq jours.
Sujets âgés et dyspnées anciennes : aucun effet.,
À l'Hôpital de Bordeaux, on trait 38 malades. L'appareil utilisé était celui de Dautrebande et la solution mère de l'aleudrine à 1 %. La technique était particulière et la durée du traitement réduite par rapport à la technique belge. Les inhalations comportaient 5 à 10 aspirations. La première inhalation était suivie à 10 minutes et à 30 minutes d'intervalle de deux autres séries d'aspirations. On reprenait ensuite ou non chaque heure selon le sujet. Voici les résultats obtenus :
Sur 24 sujets en état de mal :
19 guérisons dans un laps de temps variant de six heures à 3 jours.
| malade insuifisant cardiaque meurt.
] autre sujet n'est pas amélioré.
3 malades sont partiellement soulagés.
Sur 14 malades présentant des crises franches, le traitement arrête les crises, mais elles réappara scent. /
En France encore, à Luchon, les aérosols antiasthmatiques à base d'eau sulfureuse sont employés. La micro-dispersion ne semble pas altérer leur qualité : à lx source Bayen, on compte 65 ctgr.
a NES
de NAS par litre avant l'aérosolisation et 47 ctgr. par litre après.
Dans cette station, la technique employée est à peu près uniforme quant à la durée et quant au nombre l'inhalations. La durée ne dépasse que très rarement 5 minutes et jamais dix. Il y «a deux inhalations par jour pendant 20 jours. Le traitement commencé en 1945 permet un recul de deux années. Sans que l'on en connaisse l'exacte pathogénie, on a constaté une amélioration très nette de l'asthme due à l'action du soufre : deux obser-
vations le démontrent.
Monsieur Paul P... 13 ans. — Etat de mal asthmatique depuis deux ans des cures thermales sulfureuses et arsenicales sont restées sans effet. L'aleudrine en plaquettes ou aavec le dyspnéinhal ne procure qu'un soulagement fort incomplet. L'état général est déficient.
À la première journée du traitement, le dyspnéinhal est délaissé et l'oppression diminue. Dès le septième jour, les crises ont disparu. Au 20° jour enfin, plus de crise, plus de dyspnée, plus de sibilances. L'enfant a repris trois kilogs.
Madame C.., 48 ans. — Atteinte d'asthme pur depuis huit ans, elle présente à son arrivée un peu de gène et des crises quotidiennes.
Dès la première semaine, tous les symptômes s'effacent et disparaissent. La malade « suivi le traitement type de 20 jours.
Le 6 décembre, c'est-à-dire quatre mois après sa cure, la malade ne souffre plus de dyspnée et n'a eu aucune crise.
Madame B.., 46 ans. — La malade souffre d'asth-
me essentiel. Elle a passé deùx saisons à Luchon.
En 1945, Madame B.. suit un traitement mixte : vaporarium et aérosolthérapie. L'amélioration est très nette et dure tout l'hiver 1945-46. En 1946, la malade suit alors un traitement d'aérosols.
L'amélioration est encore plus nette dès la fin de la cure, la malade a une activité normale qui dure actuellement.
La statistique de la station en 1946, portée sur 57 cas où l'aérosolthérapie seule a été employée, montre 33 % d'amélioration très marquée, 40 % d'amélioration moins importante mais réelle et 36 % d'états stationnaires. Les médecins de la station n'ont pas encore vu d'aggravation avec cette méthode. Le résultat final de 70 % d'amélioration est du même ordre que celui obtenu en France et à l'étranger avec des aérosols de pneumo-dilata- ISUT: