BRONCHITE
. Une toux plus ou moins vive, une expectoration d'importance variable forment avec des ronchus et des <sybilances le syndrome iort banal de l'irritation de la muqueuse bronchique.
Faisant suite la plupart du temps à un simple coryza, la bronchite aiguë se contente d'un traitement symptomatique. Les modificateurs de la toux, codéine et terpine: de l'expectoration atropine : quelques résulvifs et des antiseptiques pulmonaires suffisent. Ce catarrhe si bénin est parïfois l'intermédiaire entre l'irritaätion des voies aériennes supérieures (qui en sont responsables) et l'alvéole. Or, la bronchocalvéolite est le point de départ de complications bien plus dangereuses, telles que
congestions pulmonaires, pneumonies et bronchopneumonies. |
On a soigné cette bronchite aiguë par des aérosols d'atropine à 1 % en deux séries d'inhalation 70 aspirations la première fois et 25 la seconde fois on voit l'arrêt de la toux et de l'expectoration. Ce résultat est à l'actif d'un dose environ 1 mmor. d'atropine. Par la voie bucale si on ne dépasse pas des doses d'environ 5 mmor. de sulfate neutre d'airopine, la dose minima utile ne descend guère audessous de 3 mmgr. On peut compléter ce traitement par des aérosolisations d'antibiotiques. En Amérique, Southwel traite cette affection par des aérosols de pénicilline calcique en solution saline. Il ne dépasse généralement pas 1 million d'unités avec 100.000 unités par séance et trois séances par jour. our six cas traités, il « obtenu cinq guérisons et une amélioration très nette.
Le traitement de la bronchite chronique de ces vieux tousseurs et cracheurs est plus important ; il comporte une participation très nette de médicaments particuliers selon l'éthiologie de chaque cas. Dans les cas de sclérose pulmonaire durant les crises d'exacerbation hibernales, on traite comme une bronchite aiguë. On complète par des cures thermales intercurrentes à la Bourboule, au Mont- Dore, à Cauterets. Si le malade est tuberculeux, on délaisse ou non la crinothérapie en continuant le même traitement symptomatique. Quant éux autres étiologies, syphilis, asthme, atteinte du rhinopharynx, goutte, on traite la cause dès son dépistage.
L'aérosolthérapie dans ses bronchites chroniques a sa raison d'être quand l'étiologie est d'or:gine respiratoire. Dans ce cas là; les aœérosolisations d'eaux thermales peuvent être tentées et donnent de bons résultats.
Monsieur F.., 20 ans. — Ce malade est atteint de bronchite chronique. Il présente une toux opiniâtre, une forte expectoration et des sibilances, Un eczéma facial rebelle dénote en outre un fort tempérament neuroarthritique.
À son arrivée, on institue un traitement de 20 séances de 10 minutes chacune. Celui-ci amène une sédation totale de l'expectoration et de la toux. À la fin de son séjour, seuls quelques signes stethacoustiques résiduels sont encore perçus.
Monsieur P..., 63 ans. — Vieux fumeur, le sujet tousse, crache et se plaint d'une forte oppression constante. Cet hppertendu avec moxima à 28, à un visage cyanosé et une très forte dypsnée à l'effort.
La première saison, un traitement par humage améliore nettement son état. L'hiver suivant se passe dans de ben meilleures conditions. Il revient à la station et subit 20 séances d'aérosol de 6 minutes chacune. Dès les premières séances, la toux et l'expectoration diminuent. À la fin du traitement, ces deux symptômes ont disparu; seuls quelques sibilants demeurent encore. Sa tension maxima est tombée à 19. Son cœur est plus lent, plus fort, sans aucun toni-cardiaque.
Les broncho-dilateurs sont aussi utilisés dans les bronchites chroniques: aleudrine, éphédrine, atropine agissent en effet sur la gène respiratoire et la sécrétion bronchique. La répétition des séances d''nhalation sur une durée de 5 à 6 semaines jugulent les crises paroxystiques intercurrentes et arrivent à modifier cette gène respiratoire, vieille parfois de plusieurs années. Aïnsi, on peut faire revenir à la normale une capacité pulmonaire de-
SO
puis longtemps insuffisante et l'y maintenir. Les hypersécrétions l'ées au calibre bronchique se tarissent. On peut aussi obtenir cet assèchement des voies respiratoires en utilisant des inhalat‘ons de sulfate neutre d'aitropine à 1 %.
Des malades suivis des mois durant par MM.
Biancani et Tiffeneau n'ont plus jamais récidives ou n'ont eu que des rechutes légères et facilement maîtrisées. Ces malades avaent été soumis à des aérosolisations mixtes : broncho-dilatateur, désiafectants pulmonaires, souire.
SOUTHWEL utilise aussi la pénicilline et a:enregistré cinq succès sur cinq cas. Il utilisait des doses de pénicilline de l'ordre de 2.000.000.
Quel que soitle médicament employé, le résultat atteint rapidement gagnera en durée si l'on a recours à des cures d'entretien.
RHINITE, SINUSITE, TRACHEITE.
La thérapeutique habituelle de ces affections est basée sur des médicaments comme l'essence de iérébenthine, l'eucalyptol, la créosote, le goménol qui s'éliminent par les voies respiratoires et viennent ainsi modifier leurs muqueuses. On utilise aussi les antib'otiques ingérés ou injectés. En utilisant l'aérosolthérapie, l'arsenal médicamenteux varie peu.
Biancani et Delaville se servent du Benzéthol et d'inhalations et de fumigations des divers désinfectants pulmonaires connus. Ils utilisent aussi des séries de vingt séances d'aérosols de pénisilline. Celle-ci est très active et est très ben absorbée par le sang : en effet, Nutch et Rewel retrouvèrent près de 61.000 unités dans l'urine d'un sujet qui en avait inhalé 80.000. C'est donc pour la pénicilline seule-