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ment 7/6 % de la dose totale qui forme la concentration utile.
L'auteur américain Barach utilise un appareillage spécial pour la sinusite. Son aérosolisateur est capable de produire non seulement des aérosols, mois aussi de créer des pressions négatives dans les sinus. Ceci provoque une aspiration et un netioyage de ceux-ci avant que par inhalations, des particules médicamenteuses viennent s'y déposer. Il à ainsi traité 122 cas et rapporte 39 améliorations nettes, 43 cas de mieux avéré, 17 cas d'amélioration légère et 23 cas sans résultat. Ce qui donne un taux d'environ 92 % de réussite plus ou moins complète.
Certains auteurs, notamment Biancani et Dela:villé sont très satisfaits par les résultats obtenus avec des aérosolisations de soufre : eaux thermales des stations pyrénéennes et alpines. Les rhinites, pharyngites, sinusites aiguës ou chroniques sont justiciables de traitements avec les mêmes antiseptiques et antibiotiques. Les doses varient toujours selon les cas et les sujets.
ABCES DU POUMON.
Le traitement de l'abcès du poumon sera essentiellement variable selon son étiologie. Certes. qu ils soient dus à l'amibe pathologique, aux ppogènes, aux spirochètes, aux anaérobies, les signes généraux sont toujours à peu près semblables. Dyspnée, température, mauvais état général: en somme, le tableau d'une pneumopathie aiguë.
Mais entre le sixième et le dixième jour apparaît la vomique qui permet le diagnostic clinique : un examen radiologique montrant une image hydroaérique vient confirmer ce diagnostis.
Dar TS
Si cet examen radiologique est fait avant la vomique, c'est-à-dire avant d'avoir la possibilité de faire une analyse bactérienne du pus expectoré, on peut faire un traitement au chlorhydrate d'émétine : 8 centigrammes chaque jour pendant huit jours amènent une guérison rapide et complète. L'émétine peut être d'ailleurs considérée comme un médicament spécifique de l'amibe pathogène.
Si ce traitement ne donne pas de résultat ou si l'examen et l'interrogatoire du malade permettent d'éliminer cette étiologie, que peut-on faire ?
Dans les abcès aigus non putrides dus aux pyogènes et aux spirochètes, on a le choix entre divers traitements. Les anti-biotiques comme la pénicilline ou les suliamides et surtout contre les spirochètes, les arsenobenzènes. Le Novarsenobenzol en I V. l'acétylarsan I. M. ou le stovarsol en combprimés à 0,25 gr. à la dose, deux fois par jour. Cette thérapeutique arsenicales ne se met en pratique que sur la présence de spirochètes dans l'expectoration. Les doses médicamenteuses varient selon les sujets et l'évolution de la maladie. On peut aussi utiliser des autovaccins préparés à partir des crachats du malade.
Enfin, les stocks vaccin servent parfois aussi. Des injections intra veineuses de benzoate de Na
à 20 % d'alcool à 20 ou 33 % mélangé à du sérum nee hypertonique donnent de bons résultats dans des abcès qui, après six et huit semaines d'attente, ne s améliorent pas.
La bronchoscopie vient compléter le drainage de l'abcès ouvert dans une bronche : ce drainage étant considérablement aidé par la position du malade. Cette position varie avec la situation de l'abcès.
La collapsothérapie sera utile dans les cas d'ab cès récents et centrolobulaires, inutile dans les ab- :
cès fortement enkystés et dangereuse même quand la collection purulente risque de se rompre dans la plèvre.
Parlois, le traitement médical, quel qu'il soit, n amène aucune amélioration et l'on est amené à faire appel à la chirurgie. L'opérateur «a alors le choix entre la pneumotomie et la pneumectomie. La pneumotomie est en somme l'ouverture et le drainage de l'abcès. Elle n'est utile que dans le cas d'un abcès unique bien collecté et superliciel. La deuxième opération est l'exérèse du poumon en tout ou en partie. [I n'est pas besoin de souligner les dangers de telles interventions. Les statistiques le prouvent bien qui, à côté de quérisons réelles mais durement et longuement acquises, enregistrent 30 % de mortalité pour 18 % de guérisons.
Quels sont les résultats obtenus avec le traitement médical. En moyenne 50 % de cas sont curables, 20 % de cas se terminent par la mort du malade et 30 % des abcès passent à la chronicité, demondont alors une thérapeutique sanglante. |
À côté de cela, qu'elles sont les possibilités de l'aérosolthérapie.
L'utilisation de la pénicilline ou des sulfamines semble ici normale et intéressante. Tout syndrome de pneumopathie aigqué étant justiciable d'un traitement à base d'antibiotique.
Les résultats obtenus tant en France qu'à l'étranger le prouvent bien.
En France, R.Benda traita quatorze cas d'ab:sès putrides avec température et images radiologjiques nettes. La température rétrocéda dans 11 cas sur 14 après 9 à 15 jours de traitement.
L'expectoration rétrocéda et tarit dans huit cas, se stabilisa à 20 cc. au lieu de 60 cc. dans un cas et aux environs de 80 cc. au lieu de 100 cc. chez un
Etre
autre sujet. Enfin, pour deux malades, elle ne fut pas influencée. L'action sur l'image radiologique est moins constante et moins nette : dans 7 cas, elle ne se révèlera pas. Dans deux cas, le nettoyage fut complet. Pour cinq malades enfin, l'image hydro-aérique disparut, mais il y eut persistance d'une image de condensation parenchymateuse.
La technique et l'appareillage employés sont maintenant classiques, 6 à 8 inhalations en 24 heures permettent au sujet d'absorber des doses de pénicilline variant entre 100.000 et 300.000 unités par jour. Le traitement dura de 15 à SÜ jours: il ne fut plus long qu'exceptionnellement. Les 14 malades traités présentaient des formes cliniques diverses, abcès aigus ou chroniques. Avec l'aérosolisation de pénicilline, seuls 3 cas sur 14° ne sont pas influencés. La température et l'expectoration étant abolies ou presque taries dans 11 cas sur 14. Ces résultats sont très encourageants.
Les auteurs américains M. $. Segal et C. M. me der traitèrent 4 cas d'abcès du poumon. Les malades furent drainés avant les séances d'aérosolthérapie. Le traitement a une durée variant de 4 à 10 semaines, ceci pour les abcès multiples. Cette thérapeutique est renouvelable. Dans les 4 :5as traités par ces auteurs, la température et l'expectoration décrurent nettement, puis disparurent ou changèrent de caractère : la putridité de l'expectoration s 'évanouit toujours. '
Les résultats semblent donc être meilleurs avec l'xérosolthérapie à base de pénicilline où presque toujours lx toux, l'expectoration en volumie et en odeur sont remaniées. Et même l'image radiologique arrive à disparaître dans 50 % des cas. Cependant, les statistiques françaises ou étrangères manquent encore d'ampleur pour bien apercevoir les avantages réels de ce mode d'asorption.