PR RER DILATATION DES BRONCHES
Actuellement le diagnostic d'une bron:chectasie est rendu plus aisé, grâce aux radiographies lipiodolées qui, sur l'observation d'une toux opiniâtre suivie d'une expectoration plus ou moins puriforme, seront à demander. Congénitale ou acquise, cette dilatation fait suite dans ce derniér cas à des atteintes bronchitiques dues à la syphilis, à la tuberculose, à l'abcès du poumon. Les signes généraux sont cependant bien moins importants que ceux d'une collection purulente.
Son traitement, par son côté symptomatique, ressemble assez à celui de l'absès : modificateurs de la toux et de l'expectoration. Mais la crinothérapie avec les cures à Eaux-Bonnes, Cauterets, la Bourboule, joue un rôle important. Enfin, la bronchoscopie, permettant une aspiration et réalisée par un spécialiste, donne un soulagement réel: Les antiinfectieux et les antibiotiques seront aussi utilisés. Quand le traitement médical reste sans effet, une intervention chirurgicale,‘ quoique pouvant amener la guérison complète, ne sera réalisée qu'avec les plus grandes précautions.
Les stocks ou autovaczins, un traitement anti-syphilitique ne donneront de résultats que dans des cas où le diagnostic étiologique est net et où l'édification de la sclérose ne sera pas complète.
Quels sont les résultats obtenus ?
La Bronchoaspiration amène le plus souvent une amélioration nette. Les guérisons sont très rares. Le drainage postural a le même effet. En règle générale, seules les bronchectasies récentes et cylindriques des enfants sont guéries. Les bronches sont distendues, mais leur armature n'est pas détruite.
Les formes classiques qui laissent vieillir leur
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malade ne sont pas touchées par ce traitement. Et si les crises aigqués intersurrentes ne sont pas irop nombreuses, on peut se contenter de juguler celles-ci médicalement.
Seuls les cas où des complications, gangrène, hémoptisie, viennent menacer la vie du malade sont justiciables de la thérapeutique chirurgicale. On compte à l'heure actuelle 12 % de mortalité pour les lobectomies et 20 % pour les pneumectomies. Cependant les 70 % de quérisons complètes et définitives permettent bien de courir le risque. Plus le sujet est jeune, plus la mortalité est faible.
L'aérosolthérapie tentée dans le traitement des abcès fut reprise dans la dilatation des bronches. En France, R. Benda utilisa la pénicilline : la technique, les doses d'antibiotiqué, la durée du traitement sont à peu de chose près les mêmes que pour les ixbcès.
Voici les résultats obtenus sur cinq malades dont certains avaient une bronchectasie en évolution depuis longtemps. Tous avaient une expectoration aux environs de 100 cc. des images radiologiques nettes, mais pas ou peu de température.
L'expestoration est tarie en 7 jours pour trois sujets. Pour les deux autres elle tombe au 1/5 de sa valeur et s'y maintient. L'image radiologique n'est pas influencée, mais la guérison se maintient dans trois Cas sur cinq.
Les travaux et statistiques américains tendent à confirmer ces résultats.
Segal et Ryder utilisent des aérosolutions de pénicilline sodique : chaque centimètre cube contenant de 15.000 à 30.000 unités. Le malade prend une inhalation toutes les deux heures. Le traitement, précédé d'un drainage, dure en moyenne de une à six semaines. Ils traitèrent 6 dilatations. Il y eut défervescence de la température dans tous
les cas : arrêt où diminution de l'expectoration qui perd sa fétidité dans tous les cas. Certes, des abzès aigus seront à nouveau visibles et très rapidement jugulés par la pénicilline. Enfin, un traitement aux mêmes doses d'antibiotique, mais durant 2 à 3 jours seulement, sera d'un excellent rendement si on l'utilise avant une opération sur de tels poumons.
Olsen utilise ausi les aérosols de pénicilline dans tous les cas: médicaux ou chirurgicaux. Il fait inhaler 75.000 unités par jour durant quatre ou cinq semaines, la solution employée contient 2.500 . unités au cc. Son appareil aérosolise 1 cc. de solution en 10 minutes. Il fait inhaler 10 minutes, puis fait reposer autant de temps. Donc 3 cc. sont inhalés dans l'heure et le sujet se repose une heure environ. Puis le malade reprend une inhalation.
Dans les cas médicaux, il y a arrêt de tous les symptômes. Mais comme ses compatriotes, Olsen préconise une action chirurgicale et l'aérosolthérapie pénicillinée est surtout pour eux en traitement destiné à diminuer les risques pré et post opératoires. La présence dans les poumons d'une masse microbienne peut ensemencer l'infection ou atelectasier une bronche. Les résultats suivants portent sur cinq lobectomies, une hémilobectomie, une pneumectomie droite. Non seulement les symptômes furent amoindris, mais seule la pneumectomie droite amena un empyème. Ceci montre la nécessité de ces traitements préventifs et curatifs. Ainsi dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent et 60 % de guérison stable sont les résultats réalisés par Benda. Cette proportion est à peu près semblable dans les tentatives étrangères. De plus, alors que les antibiotiques généraux n'avaient que peu ou pas d'action préventive, l'aérosolthérapie de ces médicaments donne de bons résultats dans 85 %.
AN Sel PNEUMONIE ET BRONCHO PNEUMONIE.
Les auteurs américains Humphrey et Joules, Southwel utilisèrent aussi ce mode d'absorption dans la pneumonie æt la broncho-pneumonie, alors que les tenants des écoles belges et françaises ne le firent pas. | |
On se sert généralement de la pénicilline IM à la dose de 240.000 unités par jour, pariois un peu plus. La concentration continue en produit actif étant réalisée par les 8 piqûres quotidiennes ou deux piqûres quotidiennes de pénicilline retard. Le traitement est continué jusqu à la disparition de tout signe stethacoustique, celle-ci est réalisée dans deux ou trois jours, parfois quatre.
En Amérique on aérosolise de la pénicilline en solution saline, chaque cc. contenant 25.000. unités. La dose est de 100.000 unités par séance : la durée de celle-ci n'excède pas demi-heure. On fait deux ou trois séances par jour avec une limite de 1.000.000 d'unités pour le traitement dont la durée n'excède pas trois jours. Sur 5 malades ainsi soignés, tous guérirent avec arrêt de l'expectoration au troisième jour. De même, un pneumonique avez infarctus guérit et les malades sortent généralement de l'hôpital huit à dix jours après leur entrée.
Ainsi, le traitement des syndromes aigus semble ne pas manquer de résultats.
AEROSOLS EN CHIRURGIE.
Il est évident que les aérosols de broncho-dilatateurs sont d'un intérêt extrême dans la pratique chirurgicale. Leur étude physiologique a montré leur effet sur le broncho-spasme, maïs ils arrivent surtout à modifier le rythme respiratoire chez un sujet sain ou non. La lenteur, l'amplitude de cha-
que mouvement entraîne une meilleure ventila- - tion alvéolaire et. partant une hématose à rendement élevé. Un sujet ainsi préparé par la profondeur de sa respiration, par un temps apneique élevé, par une absorption sanguine plus importante, s endort plus rapidement, avec moins Id'anesthésique. Ce qui fait diminuer les risques de syncopes et toutes les autres complications de l'anesthésie.
Dans le cas plus particulier de la chirurgiespulmonaire, les avantages des aérosols d'antibiotiques préventifs sont plus importants encore. Déjà le drainage de posture, l'envoi in-loso de liquides modificateurs avaient abaissé le toux de complications opératoires. Mais après un traitement à la pénicilline aérosolisée, les risques d'infection, d'ensemencement, d'atelectasie sont réduits dans des proportions encore plus importantes. Enfin, même s'ils se déclenchent, ces accidents seront juqulés par des aérosols pénicilline aur mêmes doses que pour le traitement d'une pneumonie primitive.
Les résultats obtenus par les Américains en appliquant systématiquement cette manière de faire prouvent avéc les 80 % de :as sans aucune complication tout l'intérêt de la méthode.
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