LE GÉNÉRAL BERTHAUT
II devenait évident que, pour arriver à un résultat, il fallait frappera une porte autre que celle qu'on appelle « la voie hiérarchique ». M. Renard demanda une audience au général Uerthaut, alors ministre de la guerre. Sa demande ne parvint pas ; il fut même prévenu de s'abstenir, sous peine d arrêts, de démarches personnelles.
M. de La Haye eut alors l'idée de s'adresser à M"** Berthaut elle-même. Il lui fit remettre
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un mémoire dans lequel était indiqué le rôle que joueraient les ballons en campagne, dès qu'on arriverait à les diriger : il affirmait que ce résultat pouvait être facilement obtenu.
Avec ce don de divination qu'ont souvent les femmes, M"' Berthaut entrevi t la vérité ! Elle porta le mémoire au général, en le priant de le lire avec soin. Le ministre en prit connaissance et. fut frappé de cette lecture, qu'il résuma par ces mots : « Au fait, pourquoi serait-ce impossible? » Il fit demander le colonel Lausseda', et, après une longue conversation avec ce savant officier, il fut convaincu que la direction des ballons était une chose parfaitement réalisable.
D'après les ordres du général Berthaut, le parc de Ghalais fut mis à la disposition de ]a commission d' aérostation, et des fonds lui furent alloués pour commencer les expériences.