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LA FORME DU BALLON

Ce ne fut pas sans peine que M. Renard consentit à abandonner le ballon tubulaire, dont la forme le séduisait à cause de ses avantages théoriques.

Pour décider son collègue, M. Krebs fit faire des modèles en bois de diverses formes, que Ton essaya successivement dans Tétang de Ghalais i ces essais prouvèrent que pour obtenir de la régularité dans la marche, il est né-cessaire de donner au mobile une forme dissy^ métrique.

C'est ainsi que la forme ovoïde, proposée

par le capitaine Krebs, fut définitivemenl adoptée pour Taéronef de Chalais.

Comme les essais de MM. Dupuy de Lôme et Tissandier avaient fait constater des embardées dans la marehc; on résolut de donner un grand allongement à la partie postérieure du ballon.

Cette disposition a pour but de maintenir l'aéronef parallèlement à elle-même, dans la direction qu'on lui a donnée ; elle fait l'office des plumes fixées à l'extrémité des flèches.

En terminant l'épure du ballon, on s'aperçut que l'aérostat ressemblait à un poisson.

« L'aéronef doit nager dans l'air, comme poisson dans l'eau, dit le capitaine Krebs. La nature nous démontre que nous avons choisi pour notre aérostat une forme rationnelle. »

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