‹ Les aérostiers militairesChapitre 36 sur 39 · sA · texte numérisé non relu

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ile qui a fait T insuccès complet dtîH tentatives "qui ont précédé celles de rdialais, c'est i 'in suffisance de la vitesse propre dont étaient snsceptildes les aéroslats en expérience. Voyons, ctj eJTeî, fju elles sont les coutlitions de mari" h e d un véhicule aérien pour qn*il puisse se diriger dans 1 espace et alti-indrenu poiul délermiju^.

Si Tair élait com[dé/lement calme, il est évident qu'un ballon marcherait nettement vers ,son hut, si petite que fùl sa vitesse propre. L'ennemi qu'il doit vaincre dans la plupart des cîrcunaLances est donc le vvhI^

Le vent est la mauifestatioïK pour un observateur rivé au sol, dii mouvement relatif de TatmospUére,

l*our nu ballon plongé dans rail' et entraîné avec lui, n^tte* manifestation se traduit .siniplement })ar le dé[dacemenl relatif de la lerre (|ui fuit sous ses pieds,

<î Qu'un ballon soit retenu à la terre par une ou plusieurs cordes^

•dit le commandant Renard, il ressent alors, comme tout ce qui tient -au sol, la violence ou la force du vent^ — violence, ou force, qui rend remploi des ballons captifs souvent dangereux et presque toujours incommode.

c Mais, que Taérostat soit enfin délivré de ses liens, qu'il s'élève librement au sein de Tair, son élément naturel, en quelques instants tout s'apaise ; le calme le plus complet succède aux plus violentes

Cas où la vitesae da vent est iaférîeure à celle au. ballon.

«secousses^ Taérostat emporté par Touragan semble plongé dans Tair calme, dans un océan fige',..

< S'il était permis de fumer en ballon, lafumée d'une cigarette s'élë- -verait verticalement vers le ciel, pendant qu'à quelques centaines ou même quelques dizaines de mètres plus bas, on verrait les arbres se «courber sous TefTorlde la tempête et, sur la merdémontée, les navires lutter péniblement contre les rafales.

'« Cette vérité, que le raisonnement le plus simple fait comprendre «facilement et que Texpérience de tous les voyages aériens démontre j)our ainsi dire chaque jour, est 1^ point de départ des notions qui vont suivre.

« Le vent n'existe pas pour taéronaute^ parce qu'il appartient à Xair et non au sol.

« Tout se passe donc, pour le navire aérien, qu'il soit ou non dirigeable, comme si l'air était immobile. S'il est dirigeable, il pourra se

déplacer dans cet air toujours calme, clans tous les sens, comme si le vent n'existait pas. »

Soit donc P' le point de départ d'un ballon dirigeable dans l'atmosphère supposée immobile ; tous les points abordables au bout de Tu ni té de temps sont compris sur une circonférence dont P'

est le centre et dont le rayon est égal à la vitesse propre de Taérostat.

Or ce point du sol au-dessus duquel se trouvait le ballon au départ se sera déplacé, dans le même •temps, dans le sens du mouvement relatif de la terre ; il se trouvera en P, à une distance de P représentée par la vitesse de ce mouvement, qui est aussi celle du vent.

Si cette vitesse est supérieure à la vitesse propre du ballon (fig. p. 297), il y aura tout un secteur ûAorrfaAfc pour l'aérostat ; ce sera l'espace limité par les deux tangentes menées du point P au cercle dont nous venons de parler, et lu ballon ne pourra atteindre aucun point situé en dehors de ce secteur.

Il en résulte que si l'on veut, un jour donné, que l'aérostat puisse aller dans toutes les directions et atterrir en un point quelconque du sol — et non plus seulement dans un sectenr déterminé t— il faut et il suffil que sa vitesse soit plus grande que celle du vent ce jour-là,

La figure ci-dessus indique comment, dans ce cas, le navire aérien devra s'orienter pour atteindre un point quelconque M.

Pour savoir si l'aérostat peut aller ainsi dans toutes les directions à un moment donné, il suffit de savoir si sa vitesse est supérieure à celle du vent.

Or on a dressé le tableau de la fréquence des vents de vitesses déterminées. C'est ainsi que sur 1,000 jours on a 708 fois un vent plus faible que 10 mètres à la seconde.

On en peut donc conclure qu'un ballon qui filerait cette vitesse pourrail naviguer 708 jours sur 1,000, ce qui serait bien suffisant^ d'autant

plus que les venls de vitesse plus grande deviennent bien vite de véritables ouragans.

Que dirai ton d'un navire qui sortirait du port au plus fort de la tempête ?

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