Livre jaune, p
3. Livre jaune, p. 207, dépêche du comte de Montebello : « La Russie accepterait une occupation h trois ou à quatre, sans l'Allemagne et r Autriche qui approuveraient cette combinaison sans y participer de fait. » (20 mars 1B97.)
l6 LES AFFAIRES DE CRETE
Paris ce les raisons qui permettent difficilement de transiger sur ce caractère collectif et proportionnel* ». Ces raisons, en effet, étaient de poids ; le ministre français avait donné sa parole à la Chambre : c< Il s'agit, avait-il dit à la tribune, de travailler avec r Europe à une œuvre urgente. Tous les gouvernements, quels que soient les principes constitutifs de chacun d'eux, se sont réunis dans une pensée, dans une volonté communes. La France seule se dérobera-t-elle .^ et prendrons-nous la responsabilité de rompre l'accord ^.^^ y> Or, le 3 avril, l'Allemagne fait savoir « qu'elle n'enverra pas de contingent en Crète, estimant qu'elle n'a pas dans la question un intérêt suffisant», et, le ii avril, un nouveau contingent français part de Marseille^.
Le croiseur allemand resta jusqu'à l'arrivée de ces nouvelles troupes. Quand Italiens, Autrichiens, Russes, Français et Anglais furent installés, le lendemain du jour où la dernière batterie anglaise débarquait à Candie, la Kaiser in Augusta leva l'ancre et disparut (29 avril). Elle allait sur les côtes grecques assister au triomphe de l'œuvre allemande en Turquie. Elle ne laissait que dix matelots et un officier au pied du