‹ Les affaires de CréteChapitre 35 sur 60 · I. Livre jaune, p · texte numérisé non relu

I. Livre jaune, p

a. Il semble que jamais les ministres français et russe, ni dans leurs correspondances, ni dans leurs entretiens, n'aient abordé franchement cette question Cretoise. Déjà, pour l'affaire arménienne, on a constaté ce manque d'explications ouvertes. Un mot du Livre Jaune (n<* io5) en dit long sur les habitudes de la Double Alliance ; le ministre français parle d'un entretien qu'il a eu avec Munir-Bey et il ajoute que son langage se trouvait répondre à celui du prince Lobanotî.

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solu de faire intervenir leurs consuls. Une fois de plus, c'est en réalité le conseil des ambassadeurs qui a forcé la main des gouvernements*. Au Quai d'Orsay, on se hâta de faire les fameuses réserves ce sur toute intervention de nature à porter une atteinte quelconque à l'autorité du souverain ». Le prince Lobanoff promit de conseiller au Sultan les concessions nécessaires ; mais il lui reconnaissait en même temps le droit ce de prendre les mesures de répression équitables^». L'Europe cependant semble d'accord pour mettre un terme à l'anarchie crétoise; des bateaux de guerre de toutes les nations arrivent dans les eaux de l'île. Abd-ul-Hamid ne croit pas encore à la durée de cette union : ce convaincu cjue l'Europe est divisée, impuissante, incapable de se mettre d'accord pour une action commune, il se laissera peut-être entraîner à n'employer que la force ^». Des troupes affluent de tout l'Empire vers la Crète. Les massacres continuent : ce un village brûle en ce moment sous nos yeux; les autorités assistent impassibles à ce spectacle ». Un nouveau gouverneur musulman est envoyé dans l'île ; il ce semble vouloir appliquer un système de répression aux

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