Livre jaune f p. 58v
2. Livre jaunes p. 96. M. Bourée télégraphie le i«** juillet 1896:
c( J*ai entretenu le ministre des Affaires étrangères de Tintérôt considérable qu'il y aurait à ce que le gouvernement grec usât de son influence pour faire accepter par les Crétois les conditions
Malgré les mensonges de la Porte et Tirritation des Cretois, la Grèce reste « animée du sincère désir de continuer l'œuvre de pacification entreprise en commun », et rien ne peut la pousser a bout*. L'Europe annonce enfin la solution qu'elle juge équitable et qu'elle prétend imposer; la Grèce, peuple et gouvernement, se déclare satisfaite :
Athènes, le i5 septembre 1896.
A l'occasion d'un récent meeting gréco-crétois, les manifestants avaient demandé à M. Delyannis de faire parvenir aux puissances, pour leurs bons offices dans la question Cretoise, l'expression de la reconnaissance populaire. Le ministre des Affaires étrangères vient de me prier de vous faire part de ces remerciements en y associant le gouvernement hellénique.
Pendant trois mois , la Grèce attend l'exécution des reformes promises. Elle assiste impassible au renouveau des massacres (octobre 1896-
proposées par les ambassadeurs. M. Skouzès vient de me faire part des instructions adressées dans ce sens au consul général de Grèce à la Canée. Le consul devra faire ressortir aux yeux des députés Cretois l'importance qu'il y a pour leur cause à mettre à profit Tentente intervenue entre les puissances ; cette entente leur constitue la meilleure garantie que leurs désirs seront pris en sérieuse considération ; 1* Assemblée ayant, d'ailleurs, seule, qualité légale pour parler au nom des chrétiens de l'île, c'est à elle que doit incomber le soin de rechercher les améliorations ou les dispositions nouvelles qu'impliquerait le retour à la convention de Khalépa. »