Livre jaune, p. i
l8a LES AFFAIRES DE CRETE
possible, le consulat, la mission et nos établissements. » Il n'est nullement question des Cretois et des Grecs : contre les allégations du consul de France, voilà donc une dépêche formelle du ministre français*.
ce J'aurais pour moi d'autres faits indiscutables, dit le consul grec si le gouvernement français publiait les rapports de ses marins. A l'exemple du consul ils m'ont, eux aussi, accusé de menées secrètes. Nous viendrons tout à l'heure à ces accusations. Mais ils peuvent témoigner aussi du langage et de la conduite un peu étranges, que votre consul a tenus durant ces troubles. Il est seul a nier qu'il ait perdu la tête et que, dans ses actes et dans ses paroles, il ait eu des minutes d'affolement complet. » Et le consul grec cite deux ou trois faits précis. Mais ces allégations sont trop graves pour être répétées sans preuve, et il ne serait possible de les vérifier que par les rapports de nos marins.
« On m'accuse, d'autre part, poursuit le consul grec, d'avoir été l'agent de ÏEthniki Hétairia. J'ai lutté contre les comités crétois, quand en mai et en août 1896 ils ont envoyé des volontaires, de l'argent et des munitions aux insurgés: votre Livre Jaune en témoigne^. Mais