‹ Les affaires de CréteChapitre 48 sur 60 · LES GREG9 I · texte numérisé non relu

LES GREG9 I

la: Canée ; une volée de canon lui aurait livré la ville. Mais le colonel se refusa à toute agression. Il semblait attendre, lui aussi, que les consuls vinssent, au nom de l'Europe, lui remettre les clefs. Il attendit jusqu'au jour où l'on vit arriver la flotte internationale et débarquer les soldats de l'Europe : alors les amiraux entrèrent en scène et les pavillons d^s six puissances se dressèrent sur les remparts turcs, qu'une minute d'énergie aurait mis entre les mains des Grecs.

Quand les deux contre-amiraux anglais et français, bientôt suivis des autres escadres, arrivèrent le 1 1 février 1897 dans les eaux de la Crète la situation semblait inextricable. La populace musulmane, maîtresse des villes, venait d'incendier la Canée ; elle assiégeait les quartiers chrétiens de Rhétimno et de Candie ; elle menaçait de massacrer tous les chrétiens, Européens compris*. Les insurgés, maîtres de tout le reste de Fîle, commençaient à saccager les villages musulmans.

La populace musulmane était excitée par les

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