Livre jaune, p
lO LES AFFAIRES DE CRETE
liation. Ayant pris ce nouveau rôle, il le soutint, et, comme la Russie proposait que c< les flottes eussent Tordre d'empêcher tout acte agressif de la part des Grecs », le baron de Marschall insista a pour qu'on interprétât le mot acte agressif dans sa plus large acception, l'étendant à tout débarquement quel qu'il fût d'hommes, de munitions, d'approvisionnements, etc., à tout appui donné aux insurgés*. y> L'Empereur lui-même, hono— ^rant de sa visite l'ambassadeur de France, vint plaider la cause du Turc : il ne voyait plus qu'un remède efficace, c< c'est que les puissances, qui ont des navires dans les eaux Cretoises, les envoient sans délai bloquer le Pirée et les côtes de la Grèce. Nous avons empêché la Turquie d'envoyer des troupes en Crète : ce serait une félonie de notre part de laisser les Grecs la lui prendre^)).
Voulant empêcher cette félonie, le gouvernement allemand prodigua ses conseils ou ses or^ dres aux puissances ce qui ont des navires dans les eaux Cretoises » : il déclarait préalablement qu'il ne laisserait jamais ce discuter la question dans un sens plus ou moins philhellénique^ ». Blocus de la Crète, blocus du golfe d'Athènes,