‹ Les affaires de CréteChapitre 6 sur 60 · Livre jaune, p · texte numérisé non relu

Livre jaune, p

LA CARÉB II

blocus de l'Archipel, chaque jour il offrit aux puissances une besogne nouvelle» et, pour coopérer à cette lâche énorme, pour aider la Russie a vaincre les répugnances de certains gouvernements, il finit par envoyer, le ai février 1897, un croiseur, la Kaiserin Augusta, sous le commandement du capitaine de vaisseau Koellner.

Cet officier recevait ses instructions en même temps que le baron de Marschall télégraphiait à Athènes, en clair, que le gouvernement impérial jugeait désormais ce au-dessous de sa dignité de faire de nouvelles démarches pacifiques* ». Le commandant Kœllner vint s'asseoir dans le conseil des amiraux. De son grade et de la médio-^ crité des services qu'il pouvait rendre, on attendait qu'il prît une attitude réservée : il n'avait qu'un bateau et ne pouvait guère s'éloigner de la Sude, puisqu'il devait assister aux séances des amiraux. Alors que croiseurs et torpilleurs des autres escadres accumulaient corvées et dépenses, — la tonne de charbon coûtait alors trente francs sur rade de la Sude, — et battaient la mer sans trêve pour surveiller tout le littoral de l'île, alors que chaque jour, à l'approche du prin-« temps et de l'équinoxe, des coups de vent rendaient la mer intenable et la côte dangereuse.

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