I. Livre jaune, p
a. Livre jaune, p. 137.
Outre ses préfets et ses soldats, le Sultan avait désormais en Crète une armée contre l'Europe et il changeait aussitôt de ton. Une lettre insolente du gouverneur Ismaïl-Bey ayant reçu des amiraux la réponse qu'elle méritait (28 mars), de nouvelles distributions d'armes furent faites pendant la nuit aux portes des casernes turques — c'était le moment où les amiraux réclamaient la nomination d'un gouverneur européen et le retrait des troupes ottomanes * — et le 2 avril, les meneurs entraînaient le troupeau contre les lignes insurgées c( afin de montrer aux amiraux comment on doit traiter ces chiens ». Les insurgés d'Akrotiri tinrent bon et les amiraux envoyèrent prévenir que le feu allait être ouvert par toutes les escadres sur les musulmans ; il fallut bien rétrograder et rentrer à la Canée. A la suite de cette échauffourée, les amiraux firent opérer un désarmement général des bachi-bouzouks, qui ne produisit que cinq cent cinquante fusils : les autres armes avaient été reportées aux casernes turques, d'où elles sortirent de nouveau à la première occasion.
Aux reproches des amiraux, les musulmans répondirent par une nouvelle demande d'être