‹ Les affaires de CréteChapitre 9 sur 60 · Livre jaune, p · texte numérisé non relu

Livre jaune, p

l4 LES AFFA1EB8 DE CRÈTE

Quand la Russie, inquiète pour la famille royal© de Grèce, proposa de bloquer Volo, il demanda très vivement Tadoption immédiate de cette mesure (â 4 mars). Les amiraux consultés ne se souciaient pias d'un blocus dont ils n'attendaient pas grand résultat : ce prétendu blocus pacifique amènerait, disaient-ils, un conflit avec la flotte grecque; le golfe de Volo, tout semé de roches et d'îlots, frangé de criques et de refuges impossibles à atteindre, serait un merveilleux champ d'exploit pour les torpilleurs grecs; le prince Georges ou ses officiers résisteraient difficilement à l'envie de jouer les Canaris et de couler un bateau européen. L'amiral russe, lui-même, se ralliait à la majorité de ses collègues* Seul, l'Allemand défendit jusqu'au bout la proposition du comte Mouravielf. On dut lui faire entendre que, les risques n'étant pas égaux, les droits à la direction des choses ne l'étaient pas non plus. On attendait encore les troupes allemandes.

On les attendit même après l'étrange réponse faite au représentant de la France à Berlin : c( L'Allemagne n'a pas encore pris de décision en ce qui concerne l'envoi d'un contingent en Crète* ». La Russie savait à quoi s'en tenir sur les intentions du gouvernement impérial^; mftis

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