DATA
être à l'endroit où il y a le plus de nerfs, c'est-à-dire dans le tiers antérieur de l'épaisseur cornéenne.
Bien que ces taches soient souvent au contact même de la membrane de Bowman, celle-ci est intacte et ne présente pas non plus les soulèvements que nous avons observés pour la maladie de Grænow.
Enfin, la membrane de Descemet est indemne.
d) EvoLzurTion :
Si nous nous en référons au cas publié par Hambresin, cette maladie aurait une marche manifestement progressive.
Effectivement, cela se constate facilement si on pense que l’acuité visuelle est proportionnelle à l’éten due des lésions :
Mme l:.159%ans.,:, :VMO0D:21)50 7 V'0°GÆ=0M 4°enfant 92 ans M0 0:6 MT ES 9'enfant;:25/ans... =VO0D'=08 VMOŒGERLS 7° enfant: 21 ans. &. NO D:=0,9 V.0.G.=1,0
Il ressort manifestement de cette énumération que les sujets les plus jeunes ont une meilleure acuité visuelle. Loin de conclure que la lésion diminue à mesure que l’én avance dans la lignée descendante, il est plus rationnel de penser que cette lésion augmente avec
l’âge.
e) TRAITEMENT :
Il est inexistant, nous avons vu quels ont été les résultats obtenus par l'opothérapie inspirée par une étiologie possible.
C. — Kératite en grillage (Haab-Dimmer) ou Névrite œdémateuse chronique ae la cornée
(Kleefeld)
Il semble à première vue étrange que nous ayons établi la synonymie de ces deux appellations. Cependant nous avons vu en étudiant la kératite en grillage. décrite par plusieurs auteurs, qu'elle ressemblait en tous points à l’affection qui fait l’objet de la communication de Kleefeld et qu'il a intitulée : Névrite œdémateuse chronique de la cornée. Les différences qui existent entre les deux descriptions résultent uniquement de l’adjonction dans le texte de Kleefeld de nombreux détails très précis, découverts grâce au perfectionnement du microscope cornéen. Le mérite de cet auteur est donc d’avoir complété d'une manière rigoureuse l’étude clinique de cette maladie et de lui avoir donné une appellation conforme à la fois à son anatomie pathologique et à sa pathogénie.
a) FRÉQUENCE :
Il existe un très grand nombre d'observations dans lesquelles on rencontre des striations de la cornée. Néanmoins un très petit nombre d’entre elles « résiste au crible d’un examen approfondi ». Cette affection cornéenne est donc très rare et il peut advenir à un oculiste de n’en jamais diagnostiquer au cours de sa carrière médicale. Les observations publiées jusqu'à ce jour sont au nombre de 20 environ, si l’on exclut toutes celles qui prêtent à confusion et ne sont pas
absolument typiques.
Sr
On a eu la bonne fortune d'en décéler un cas à la clinique ophtalmologique de Lyon (obs. N° VI).
b) CARACTÈRES HÉRÉDITAIRES :
L'affection est manifestement héréditaire. Ce fait n'a échappé à aucun des auteurs qui l'ont décrite. C'est ainsi que A. Pillat a publié en février 1923 une étude qui renferme une description microscopique complète d'un cas de kératite grillagée où l'affection a pu être suivie à travers trois générations.
Les cas de Kleefeld lui-même prouvent encore le caractère familial de la maladie. Cet auteur examina deux malades, un homme et une femme, à plusieurs années d'intervalle, adressés à lui par deux docteurs différents et il eut la surprise de constater que les deux patients étaient frère et sœur. Plus tard il découvrit les mêmes lésions chez une jeune fille et il les retrouva identiques chez la mère.
Enfin pour éviter de trop longs commentaires, il nous suffira de jeter un regard sur l'arbre généalogique des malades de l'observation VI, pour nous convaincre que l'hérédité est un élément constant et caractéristique.
Comme nous l’avions annoncé dans le chapitre relatif à l’hérédité, les lois de Mendel sont pour ainsi dire impossibles à vérifier dans le cas présent. Il faudrait en outre, pour conclure positivement, avoir sous les. yeux un très grand nombre d'observations.