RER
entouré. Adolphe Rac..., malade de l'observation VI. nous raconte qu'à l'âge de 20 ans il reçut de la mélinite dans les deux yeux, occasionnant une sensation de cuisson et de la photophobie pendant 15 jours.
A supposer que ces éléments étiologiques soient importants, comment expliquer l'existence du caractète familial ?
Loin d'éclaircir le problème, ces faits en rendent à notre sens la solution plus difficile. Enfin, la recherche
de la syphilis est toujours négative.
e) ÉTUDE DES LÉSIONS :
D'une manière à peu près constante, les deux yeux sont atteints, mais rarement d’une façon identique.
Généralement le malade est amené chez le médecin par des symptômes d'irritation conjonctivale.
D'une manière toute schématique nous reconnaitrons à la maladie trois stades évolutifs.
a) Un stade de début : Subjectivement, le malade éprouve quelquefois un peu de photophobie et une baisse consciente de l’acuité visuelle. Examiné à ce moment, on constate chez lui quelques inégalités de surface dans la région centrale ou paracentrale de la cornée. Enfin on distingue de fines opacités grisâtres sous-épithéliales qui se montrent constituées, à l’exament à la loupe, par une infinité de petites mailles. En outre, à la lumière transmise, le petit nodule paraît transparent.
A l'examen biomicroscopique, on s'aperçoit que re réseau s’atténue en se dégradant vers l'extérieur. On
PRE XVe
note ensuite à la périphérie de la cornée, dans la zone encore intacte et claire, la présence des nerfs, qui sont plus visibles qu’à l’état normal. Pas de vaisseaux.
FiG. 4, — Névrite œdémateuse chronique de la cornée. On distingue en haut un arc senite incomplet De chaque côté une opacite en grillage. Les nerfs sont visibles mais épaissis et peu nets. (obs.
no VI).
8) Une période d'état : Ce stade correspond à une accentuation des lésions. L’acuité visuelle a baissé considérablement. A l'œil nu on ne retrouve plus le fin réseau central. On voit à sa place une opacité disposée en taches plus ou moins compactes, suivant l’importance de l'affection. La recherche de la sensibilité montre que celle-ci a disparu ou tout au moins qu'elle est notablement amoindrie. A la périphérie de la cornée on retrouve toujours un anneau clair. L'’épithélium conserve son intégrité et son caractère brillant.
C’est au biomicroscope que nous noterons les traits individuels de cette maladie:
SR ECTRSE
Toujours il s’agit d’une lésion parenchymateuse, s'étendant en profondeur. Si nous éclairons tout particulièrement les opacités, nous verrons qu'elles sont constituées par une quantité innombrable de petits points blancs dont l'aspect a été comparé par MM. Jeandelize et Bretagne, à des flocons de neige tombant. Mais dans les régions où l’opacité est la plus forte, on a l'impression d’avoir sous les yeux « les travées multiples d’une éponge ». On ignore encore si ces opacités résultent d’une réaction du parenchyme ou si elles représentent une névrite des fines ramifications nerveuses. À la périphérie des ces opacités on retrouve l'aspect grillagé qui caractérisait la maladie à sa phase de début. Fait important et sur lequel se fonde la pathogénie et la dénomination de cette affection, on est frappé par l'aspect des nerfs. Ceux-ci sont nombreux. ramifiés, visibles et comportent en certains endroits des épaississements d'un blanc opalescent et de forme irrégulière. De plus, on remarque qu'ils sont normaux à leur origine et qu'ils se modifient au fur et à mesure qu'ils s’approchent du centre de la cornée. Les dichotomies nerveuses sont nettes. Kleefeld émet l'hypothèse qu'il existe des anastomoses ou tout au moins des croisements, mais qu'il est impossible de l’affirmer sûrement, tant l’opacité cornéenne est compacte.
Même à cette période d'état de la maladie, on ne peut mettre en évidence des vaisseaux sanguins, ce qui démontre dans une certaine mesure qu'il ne saurait s'agir d'une maladie inflammatoire typique.
L'épithélium demeure toujours intact, l’endothélium est quelquefois plissé:
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*) Un stade ultime : Celui-ci est variable. Dans cer tains cas, et ce sont les plus favorables, l’évolution s'arrête et le malade s’habitue peu à peu à son état.
Mais il est des cas où il se produit, par suite de la mauvaise défense de la cornée, due à l’anesthésie, des poussées inflammatoires de l’épithélium qui peut dégénérer en certains points et être le siège d’érosions rebelles.
b) Evoruriox :
Il s'agit là d’une maladie nettement évolutive. comme Je prouve la marche progressive des lésions. Kleefeld a pu le constater chez les sujets qu'il a observés. La conséquence de cette évolution est la cécité progressive.
g) TRAITEMENT
Bien qu'illusoire le plus souvent, notre devoir est d'exercer une thérapeutique. Elle sera avant tout symptomatique. Kleefeld a l'impression qu'on pourrait tenter avec intérêt l’opothérapie polyglandulaire et des applications d'électricité galvanique, le pôle positif étant appliqué sur l'œil.
L'usage de cette thérapeutique dira plus tard ce qu'elle vaut.