‹ Les affections parasyphilitiques [electronic resource]Chapitre 18 sur 68 · I. Ouvrnge cité, p · texte numérisé non relu

I. Ouvrnge cité, p

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Donc, le tabès est certainement relié à la syphilis comme un effet l'est à sa cause. Mais quelle est la nature de ce lien? Quelle idée nous faire de ce tabès qui, d'une façon si commune, se présente à nous comme une conséquence indéniable de la syphilis? Convient-il de le considérer comme une manifestation vulgaire de syphilis et d'en faire le pendant, l'équivalent d'une syphilide, d'une gomme, d'une exostose? On bien faut-il lui accorder une place à part dans les déterminations morbides c|ui peuvent résulter de l'infection spécifique?

Assimiler le tabès issu de la syphilis à un accident vulgaire de sypliilis, à une syphilide, à une gomme, impossilile ! L'instinct clinique se révolte contre un tel rapprochement. Interrogez n'importe lequel de nos confrères, il vous dira ceci : « Certes oui, le tabès vient de la syphilis, procède de la syphilis; c'est là un fait patent dont on a la preuve tous les jours. Et cependant, à coup sûr, le tabès n'est pas un accident syphilitique comme les autres ». — Et en cjuoi donc, s'il vous plaît, n'est-il pas « un accident syphilitique comme les autres? ». — (( C'est que les autres guérissent par le mercure et l'iodure, tandis que lui, le mercure et l'iodure ne lui font rien. »

Certes, il y aurait excès à dire d'une façon aussi

AIFECTIONS PAHASYPHILITIQUES.

radicale que le mercure eL l'iodure « ne font rien » au labes, qu'ils « ne peuvent rien pour lui ». Car, sans parler de leur action préventive (qui du reste n'est pas ou n'a pas encore été contestée), ils ne restent pas absolument et invariablement inertes contre la maladie. On les a vus plus d'une fois, ainsi que je l'ai montré de vieille date, réaliser ce résultat d'enrayer le tabès, de l'immobiliser en l'état, de créer un statu quo qui constitue un bénéfice au moins relatif, voire considérable parfois, pour les malades'. Que ce résultat ne soit qu'inconstant et même assez rare, j'en conviens; qu'il ne

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