‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 101 sur 126 · ACTE III. SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III. SCÈNE III

MARTHE que le mot a touchée, à Hélène, une grande nervosité contenue.

C'est beau sans doute, Mademoiselle, de ne pas songer à l'avenir, d'être indifférente à son établissement futur, de vivre d'étude et d'intimités choisies....

HÉLÈNE, un peu haute.

Vous me le reprochez. Madame?

MARTHE, continuant.

Peut-être serait-il plus beau de prendre simplement ce qui vous revient, et de laisser de côté la part des autres !

PHILIPPE

Marthe, à qui en as-tu? Que signifie cette sortie?

MARTHE, qui nest plus maîtresse d'elle-mê?ne.

Oh ! toi... N'aggrave pas ton cas ! D'ailleurs, vous n'avez rien à me protester, est-ce que je ne sais pas que vous êtes irréprochables? Je vous ai assez épiés. Jusque là-haut, dans votre solitude... on entrait, moi ou les autres, et jamais un sursaut, jamais rien d'équivoque. Et cependant... (à Hélène violemment) Prétendrez-vous que vous n'aimez pas mon mari? (Hélène se tait.) Merci de ne pas m'alléguer la pure et sainte amitié I

HÉLÈNE

Je puis vous assurer. Madame, que pas un ( i8o )

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