‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 18 sur 126 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

PHILIPPE

J'avoue que la question ne m'était pas apparue sous ce jour. Eh bien, pour être franc, en me tâtant, je ne me sens pas emballé par ton pacifisme, (La considérant) ni même par son appareil. Dis donc, sous prétexte de simplicité, il me semble que tu ne brilles plus par l'élégance?

MARTHE, vivement, s examinant.

Qu'est-ce qu'elle a, ma robe, elle n'est pas bien? Oh ! si tu te mets dans la tête que je me néglige, tu es capable de te le persuader.

PHILIPPE

Je ne te dis pas, ma pauvre femme, que tu fasses les premiers pas dans la déchéance,

mais tes dehors m'avaient habitué à quelque fierté. Or, je te regardais l'autre jour pendant la visite des Spire, eh bien, pardon ma chère amie, mais cette femme-là t'enfonçait.

MARTHE

Quelle manière délicate de m'apprendre que je vieillis ! Il paraît que tu peux laisser tomber le poing à la place que je ne puis indiquer du doigt.

PHILIPPE

Madame Spire à dix ans de plus que toi !

MARTHE

Et je t'accorde qu'elle est « épatante ». C'est ce que tu réclames, n'est-ce pas? Veuxtu, maintenant, que je te dise à quel prix?

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