‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 33 sur 126 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

HÉLÈNE

Oh ! ma mère, vous doutez de moi !

. l'abbesse.

Je doute de la nature, et c'est mon droit comme c'est mon devoir de supérieure. Voilà tout, Hélène.

HÉLÈNE, vivement.

Mais on m'avait déjà reçue, j'avais été admise....

l'abbesse.

Vous savez très bien que les vœux seuls vous eussent liée au couvent et lui à vous. A l'heure actuelle, notre liberté réciproque est absolue. Pour des raisons que je ne vous dois

pas toutes, mais enfin que vous devez croire prises dans mon expérience, qui n'a pas été sans déceptions, je remets sine die votre entrée au noviciat.

HÉLÈNE, très émue.

Je n'ai pas démérité, ma mère... vous m'aviez choisie pour vous suivre. Notre règle ne vous donne pas ce droit de répudiation

l'abbesse, fermée à toute discussion.

< Vous êtes dans le monde, Hélène, il a ses

joies; à votre tour, ne les répudiez pas trop

vite. j

HÉLÈNE

Ses joies.... Ne m'avez- vous pas nommé tout à l'heure l'amour, l'orgueil et la vanité? {Tristement.) Ah ! ma mère, la tentation ne me séduira pas.

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