I, 22 ; XI, 3 ; XII. 13 ; XIII, 13 ; XIV, 2 ; XVI
(2) II, 22 ; V, 4 ; VII, 13 ; IX, 9 ; X, 1 ; XIV, 5 ; XVI. 10 ; XIX, 7 ; 9-10; 13.
LES PAÏENS
de juge, Aulu-Gelle les trouvait toujours et trop rares et trop courts. Aussi, chaque année, il attendait avec impatience les vacances des tribunaux. Presque toujours, à ce moment, il quittait Rome ; il s’en allait à Préneste, à Tibur, chez des amis ; il partait pour Naples avec Julianus, pour Antium ou pour Ostie avec Favorinus ; aux fêtes des vendanges, il passait quelques jours au pays des Falisques, en Etrurie, dans la villa du poète Annianus. Et partout les journées semblaient douces, car elles s'écoulaient en causeries savantes. Sur la plage d’Ostie, Aulu-Gelle assistait à la querelle d'un péripatéticien et d’un stoïcien. Une autre fois, à Tibur, comme on buvait de l'eau de neige, un philosophe s'écria : « C'est une boisson malsaine » ; on protesta, mais il n’en démordit point et courut à la bibliothèque du temple d'Hercule, d’où il rapporta un texte décisif d’Aristote. De ce jour, Aulu-Gelle déclara la guerre à la neige. Il faisait ainsi son profit de tout : pendant un autre séjour à Tibur, il découvrit à la bibliothèque un manuscrit précieux de Quadrigarius ; et, quand par hasard il se promenait seul, en voiture ou à pied, il se posait à lui-même des questions pour tenir en haleine son esprit et sa mémoire (1).
Il parait être mort vers l’année 175. Son voyage en Grèce, ses fonctions judiciaires, son mariage, furentles seuls incidents de sa vie, tout entière vouée à l’étude, à la lecture et aux doctes, entretiens. Simple de goûts et de caractère, il dédaignait toutes les vanités humaines : pour s'affermir dans ce mépris, il avait naïvement appris par cœur un discours de Favorinus contre le luxe (2). 11 travailla jusqu’à son dernier jour, avec une obstination et une passion qui touchaient à la manie : « J’ai, dit-il, feuilleté et parcouru un nombre infini de
(11 VI, 7; IX, 10 ; 14-13; X. 23 ; XI, 3 ; XVII, 10 ; XVIII, 1; XIX. 3 ; XX, 8.